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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 23:34

Pour tenter de ramener Jean-Luc Mélenchon dans les filets de Benoît Hamon le député frondeur Pascal Cherki déclare au Monde « Mitterrand et Marchais ont réussi en leur temps à s’unir dans l’intérêt de la gauche. Hamon et Mélenchon devraient pouvoir le faire aussi. (1) » D’abord il est réducteur de dire « dans l’intérêt de la gauche ».   Il s’agissait –et il s’agit toujours d’ailleurs- de l’intérêt de la France et particulièrement du monde salarié.
De toute façon la situation politique et historique n’est pas la même. En 1965, date de la première élection présidentielle au suffrage universel, le sortant était le général De Gaulle, donc la droite. L’accord entre les communistes, la CIR de François Mitterrand et le parti socialiste SFIO ne s’est pas fait deux mois avant l’élection. En 1974 où Mitterrand était encore une fois le candidat de la gauche socialiste et communiste, c’était toujours la droite qui était au pouvoir. Et dans les deux cas, de toute façon, François Mitterrand n’a pas été élu (petit rappel : la signature du programme commun en 1972 doit beaucoup à l’effondrement du PS à la présidentielle de 1969 où Defferre, en binôme avec Mendès France, n’obtint que 5% des voix). En 1981 par contre, Georges Marchais et François Mitterrand se sont présentés séparément (ce qui est quand même mieux pour la clarté en politique) et les 15% du candidat communiste ont été déterminants dans la victoire de Mitterrand. Résumons : à chaque fois qu’un candidat socialiste (Mitterrand puis Hollande) a été élu à la présidence de la République il y avait pluralité de candidatures à gauche. L’exemple de Pascal Cherki est donc mal choisi.

(1)    Le Monde daté du 19 et 20 février 2017.

 

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Published by jacques dimet - dans Politique
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