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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 23:22

Manuel Valls est parti aujourd’hui sur les routes de montagne à la rencontre des paysans. Ayant marché longtemps sur des chemins pas encore enneigés, quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur une meute non pas de loups (ou de chiens, comme disait feu Mitterrand) mais de journalistes qui passaient sans doute là par hasard. Tiens, se sont-ils dit, peut être qu’un lutin de la montagne fera son apparition. Le lutin en question, qui arrivait déguisé, n’était autre que le Premier ministre de la France, qui, comme l’ancien calife de Bagdad, allait voir le peuple incognito non pas pour savoir comment celui-ci vivait,  mais pour apprendre ce qu’il pensait (le peuple) de lui-même (le calife ou le Premier ministre).

Manuel Valls, donc, (ancien du cabinet de Jospin, qui fut candidat malheureux à la députation dans le Val d’Oise et que le PS envoya se faire élire dans l’Essonne) joua la surprise de voir autant de journalistes sur les hauteurs de la France. Mais à toute chose malheur est bon, se dit l’ancien maire d’Evry –vous savez celui qui n’aime pas que sur les marchés de sa ville, il n’y ait pas assez de blancos- les pisse-copie (car c’est comme cela que familièrement il appelait les journalistes) allaient pouvoir parler de Lui en rencontre avec la France.

L’ancien président Sarkozy, lors de sa première campagne électorale découvrait avec stupéfaction qu’en dehors de Neuilly il y avait des usines et des ouvriers dedans. Valls, lui, met dehors les ouvriers, mais découvre avec ravissement qu’il y a aussi des paysans sur cette bonne vieille terre.

Ainsi commence l’histoire du Premier ministre qui découvre la France et la vie, avec sa meute de journalistes, de caméras et de flashes derrière lui. On ne se lassera jamais de vous en conter les chapitres.

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Published by jacques dimet - dans Politique
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