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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 12:34
 

Ce gouvernement socialiste-PRG va de provocation en provocation. Ne parlons même pas de l’allocution télévisée de François Hollande où le président lisant son prompteur ne s’aperçoit pas qu’il dit le contraire de ce qu’il voulait dire (et cela était préenregistré, bravo les super communicants). Restons en aux déclarations hallucinées de Manuel Valls le soir des élections et de sa montée au créneau lors de la réunion des députés socialistes en ne cessant d’affirmer qu’il conduirait la même politique (1). Il ne faut pas s’étonner ensuite de l’Etat de la France. Aujourd’hui François Rebsamen, le ministre du travail en rajoute dans une interview collective aux journaux du groupe Ebra. Il veut prendre le Medef au mot pour voir si les contraintes étant levées il y aurait de l’emploi de créer. Cela donne un ministre qui propose de « suspendre pendant trois ans » les seuils (création d’un comité d’entreprise et d’un CHSCT à partir de 50 salariés, délégués du personnel à partir de dix). Son idée n’est pas de supprimer ce qui existe mais de ne pas en tenir compte pour les entreprises à venir ou qui atteindraient ces seuils. Puis on verra dans trois ans, dit-il. (Sauf que dans trois ans, cela ne sera plus le même gouvernement, cela veut dire que cela sera acté définitivement). L’AFP rappelle que Jean-François Roubaud, président de la CG-PME, ayant été reçu par Manuel Valls sur cette question, avait déclaré que le premier ministre « a été sensible à cet argument et qu'on devrait rapidement ouvrir ce travail sur ces seuils sociaux de 10, de 20 et de 50 »

Et bien voilà, le patronat parle, Rebsamen applique et les salariés trinquent.

 

(1) Comme Claude Bartolone, Manuel Valls ment à propos du Front de gauche. J’y reviendrai.

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Published by jacques dimet - dans Politique
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