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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:29

Le piège se referme sur la gauche. Et ce piège a été ourdi par François Hollande lui-même. Non content de faire monter le FN par une politique aux antipodes des valeurs et des combats de la gauche, le président de la République et son Premier ministre de circonstance croient s’en sortir en faisant la courte échelle à Nicolas Sarkozy. On a entendu Valls récemment dire qu’il voulait débattre avec Sarkozy. Ce dimanche, c’est Cambadélis qui en tant que chef du PS (rappelons que le premier secrétaire issu du congrès socialiste a été promptement débarqué pour permettre à l’ancien affidé de DSK de prendre du galon) veut débattre avec Sarkozy. Les voilà donc, nos socialistes, avec en face d’eux l’opposition dont ils rêvaient. Ils font comme si Sarkozy sera élu les doigts dans le nez à la tête de l’UMP… Comme si tout ça était entre eux –PS et Sarkozy- un jeu couru d’avance. Pendant les deux ans et quelque qui nous séparent de la présidentielle, le débat politique dans les médias se résumera à Sarkozy-Hollande ou Sarkozy-Valls. Le PS veut nous refaire le coup du « si c’est pas nous, ce sera Le Pen ou Sarkozy ». Mais à ce jeu tout le monde va y perdre, sauf les tenants d’un capitalisme dur. Quand on entend les principaux chefs socialistes, Cambadélis en tête, dire qu’il faut que la grève à Air France cesse on a bien compris vers quoi leur cœur balance. Et ce n’est même plus une politique social-démocrate (au moins la social démocratie a-t-elle eu historiquement des liens avec la classe ouvrière et le monde du travail). Des Thévenoud, le PS en est rempli. Des gens qui n’ont fait que graviter dans les cabinets ministériels, qui font de la politique un métier (et qui n’ont pas de métier).

Hollande doit bicher dans son palais. Plus Sarkozy le traînera dans la boue, plus il pensera pouvoir rassembler, par réflexe légitimiste, les électeurs de gauche. Mais Hollande et Sarkozy, car les deux vont de pair, ne font que faire le lit des Le Pen.

C’est aujourd’hui la convergence des luttes sociales qui peut mettre un frein à ces politiques de gribouille.

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Published by jacques dimet - dans Politique
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