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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 00:29

La montagne Valls a accouché d’une souris. A part deux entrants –et tout de même pas si nouveaux que ça- : Ségolène Royal en numéro trois du gouvernement et François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat et maire de Dijon, tous les autres ministres sont des repêchés du dernier gouvernement Ayrault. Hamon prend du galon. Il fallait bien l’aile gauche du PS pour rassurer le monde enseignant. Mais cela ne va pas très loin. On prend les mêmes et on continue avec le pacte de responsabilité comme objectif suprême. On sent bien que le nouveau duo Hollande-Valls a du mal à reprendre l’initiative politique.

François Hollande a voulu agir dans la précipitation pour montrer qu’il avait désormais de la poigne. Mais il pratique la politique de la terre brûlée. Valls n’est évidemment pas le bon choix. N’oublions pas que l’ancien ministre de l’intérieur n’a même pas réalisé 6% lors des primaires socialistes pour la présidentielle de 2012. Et c’est pourtant sur lui que s’est appuyé le président de la République une fois élu. Au ministère de l’Intérieur on ne peut pas dire que l’ancien maire d’Evry ait eu une quelconque réussite. On ne retiendra malheureusement que ses propos odieux contre les Roms et sa politique ouvertement répressive. En tant que ministre de l’Intérieur, il est aussi l’un des principaux responsables de l’échec socialiste des municipales qui a, malheureusement, entraîné dans sa chute l’ensemble de la gauche. A Evry, ville dont il fut maire et était toujours troisième sur la liste du maire sortant aux municipales-, il perd 23 points… La liste PS au premier tour obtient le score de 47% contre plus de 70% en 2008... La liste Front de gauche obtient, elle, 15% au premier tour, et plus de 18% au second.

Et c’est cet homme de la défaite, qui a déjà déclaré qu’il fallait remettre en cause les 35 h, soutenir le pacte de responsabilité (c’est à dire plus d’exonération pour les employeurs) et qui se demandait il y a peu encore s’il ne fallait pas que le PS abandonne le mot socialiste, que Hollande propulse au plus haut niveau. On prend les mêmes et on continue. On prend les mêmes et on aggrave.

Il est temps d’ouvrir une nouvelle perspective politique.

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Published by jacques dimet - dans Politique
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