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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:56

Cette présidentielle est celle de la confusion. De la confusion et du désordre peut naître le pire. Ce dimanche même les médias nous rabattent les oreilles avec la primaire de la gauche qui n’est que celle du parti socialiste, du Prg et de deux groupuscules issus des écolos et du modem.

Il y a chez certains électeurs de gauche la tentation de participer à cette primaire pour dégommer Valls comme les participants à la primaire de droite ont déglingué Sarkozy (mais pour le remplacer par Fillon, l’archétype de la droite réactionnaire versaillaise ; on n’est pas sûr que la démocratie y ait gagné au change.)

Parlons clair : les socialistes sont aux affaires depuis 2012. Le bilan est catastrophique : accroissement du chômage, atteintes aux droits sociaux et particulièrement au code du travail, répression tous azimuts, guerres à l’extérieur, état d’urgence prolongé à l’infini, incapacité à lutter contre l’insécurité quels que soient les coups de mentons des ministres de l’intérieur successifs.

On peut ajouter le manque de courage politique. Un président François Hollande, élu non pas sur son programme (à part sa sortie contre la finance au meeting du Bourget, ce dit programme ne contentait rien qui puisse ouvrir la perspective d’un changement de société), mais sur le rejet de la politique sarkozyste (et plus encore sur le rejet de la personne Sarkozy), qui, au dernier moment refuse d’assumer sa politique devant les électeurs ce n’est pas un acte de courage ou de lucidité comme cela a été dit, c’est simplement de la lâcheté et de l’incapacité à justifier sa propre politique. C’est courage fuyons, tout en organisant la porte de sortie : Emmanuel Macron. On y reviendra.

Hollande c’est la fuite et la lâcheté politique, Valls c’est le mensonge en politique et aussi l’absence de courage. En gros, l’ancien premier ministre nous serine qu’il était forcé à faire cette politique, qu’on l’a obligé à utiliser le 49-3. Qu’il va lutter aujourd’hui contre les injustices et tout à l’avenant. Mais les Français ne sont pas dupes. Ces gens-là sont coupés du peuple : ils ne vivent pas comme lui, la plupart du temps ils n’ont jamais travaillé. Ils vivent dans un monde aseptisé où la crise n’existe pas.

Certains, de bonne foi, disent que si Montebourg ou Hamon étaient désignés cela changerait les choses. Il peut y avoir des choses intéressantes dans ce que disent l’un et l’autre, mais ils ont contre eux d’avoir participé au gouvernement et de ne pas ouvrir de perspectives nouvelles. Plus le nombre de participants à la primaire sera élevé plus cela légitimera le parti socialiste pour se présenter comme le seule alternative à gauche. Or, le PS n’a pas été au pouvoir que ces quasi cinq dernières années. Depuis 1981, le PS a gouverné pendant dix-huit ans, c’est à dire la moitié du temps. On ne peut décemment plus considérer que ce parti est vierge de toute action politique.

Bien sûr, la droite fait peur, comme l’extrême droite lepenisée, mais les socialistes sont les principaux responsables de cette coupure entre le peuple et les « politiques » et de la montée de la droite extrême. Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faut chercher l’once d’une alternative pour éviter le come back d’une droite qui n’est jamais vraiment partie.

A ceux aussi, notamment au PS, et parmi nombres de commentateurs politiques, qui glosent sans arrêt sur la pluralité des candidatures à gauche, rappelons qu’il y a toujours eu plusieurs candidatures à gauche et plusieurs candidatures à droite aux présidentielles, même en 1965 et 1974 où François Mitterrand était le candidat  commun de la gauche. Cette pluralité à gauche n’a pas empêché les socialistes d’être au deuxième tour (y compris en 1981 avec pourtant un candidat PCF, Georges Marchais, à 15%) à toutes les élections, sauf en 1965 (où le duo Defferre/Mendès-France avait à peine dépassé les 5%) et en 2002 pour le résultat que l’on connaît (et qui n’est pas dû aux autres candidatures de gauche mais à un début d’effondrement du PS avec un Lionel Jospin à 16% -on notera qu’aux élections suivantes Ségolène Royal fit dix points de plus avec, toujours, une pluralité de candidatures à gauche).

Cette primaire socialiste, pour reprendre une formule de Jean-Luc Mélenchon, ne sert qu’à désigner le perdant de la présidentielle. Elle ne sert donc à rien sinon à entretenir la pire des confusions. Si Hamon et Montebourg avaient voulu mettre un terme à la politique menée ces cinq dernières années, ils auraient pu participer à un rassemblement hors du PS. Ils ne l’ont pas voulu, préférant préempter la future direction socialiste.

Bien sûr, il faut battre la droite et l’extrême droite : les empêcher de reprendre ou de prendre le pouvoir. Mais il faut aussi battre le parti socialiste gouvernemental qui a mené et qui mène toujours la politique que l’on connaît.

Et pour empêcher la droite de gouverner, il y a aussi les législatives et le développement des luttes sociales. Le monde travail est absent de cette présidentielle. Donnons-nous les moyens d’être actifs et présents lors des législatives et dans les entreprises pour l’action revendicative.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 17:11

Encore un peu de politique-fiction parce que certains s’en donnent à cœur joie sur les réseaux dits sociaux.

Imaginons Fillon candidat de la droite et du centre, hypothèse que les sondeurs n’ont jamais testée jusqu’au soir du premier tour de la primaire Les Républicains. On peut être quasiment sûr que Bayrou se présentera. Il prendra à la fois une partie des voix de la droite qui se seraient portées sur Juppé et qui ne veulent pas que la droite versaillaise alliée à des courants de l’extrême-droite ne se retrouve au pouvoir. Ces voix de droite seront rejointes par une partie des électeurs « centre gauche » (j’en conviens ce qualificatif ne veut rien dire) qui votent PS mais qui ne veulent plus de Hollande ou de Valls et qui ne veulent pas encore rejoindre la « gauche de la gauche » (j’en conviens ce qualificatif ne veut rien dire non plus). Une autre fraction électorale de la droite rejoindra Macron -si celui-ci va jusqu’au bout, ce qui n’est pas sûr non plus-, notamment chez les trentenaires et les quadras ainsi qu’une petite partie de l’électorat putatif du parti socialiste. Si c’est Valls le candidat gouvernemental, il nous jouera la sirène de l’État fort, de la peur de Fillon et de Le Pen à l’intérieur et de Trump et Poutine à l’extérieur, du Brexit, d’un monde dangereux, d’une France en crise (il finira presque par nous faire oublier que c’est sa politique qui est actuellement mise en œuvre). Bref, le vote utile, le vote barrage puissance cent. L’état d’urgence par là-dessus, la peur (réelle celle-là du terrorisme) et le tour peut être joué pour les socialistes qui ont pourtant amené le pays là où il en est.

L’élection présidentielle se présente comme un grand lessivage pour le PS, qui à la fois vante son action gouvernementale et fait comme s’il n’était pas au pouvoir. Le risque d’un retour de la droite au pouvoir n’est de toute façon pas pire que le PS au pouvoir. Résumons : hausse du chômage, précarisation du salariat, désintégration du système scolaire, lois antisociales, déconstruction du code du travail, répression antisyndicale, violences lors des manifestations de salariés contre les manifestants, prolongations à répétition de l’état d’urgence, ce qui revient à vivre sous un état d’exception permanent, participation à des opérations militaires et à des guerres. De la part du Premier ministre : autoritarisme affirmé, xénophobie à l’égard des Rroms, haro sur l’islam et on en passe. En quoi un nouveau mandat de Hollande ou de Valls apporterait-il un changement dans le sens du progrès ?

Pour battre Fillon, s’il est en lice, ou Le Pen, il faut d’abord également écarter –définitivement- du pouvoir les socialistes. Quand le « frondeur » Christian Paul annonce par exemple la formation d’un nouveau parti de la gauche après les élections et que dans le même temps il appelle à la participation à la primaire socialiste (c’est-à-dire selon ses vœux avec Hollande ou Valls) c’est entretenir encore plus la confusion. Si Christian Paul et ses amis veulent la rupture, c’est maintenant qu’il faut la faire. Le fait que la quasi totalité des députés frondeurs n’aient voté ni la censure (et donc laissé passer la loi travail) ni rejeté le budget fait aussi partie de l’équation politique d’aujourd’hui.

Dans l’histoire politique et sociale de la France, on a bien vu que les mouvements de masse, que ce soit dans la rue ou dans les entreprises (encore mieux si c’est les deux à la fois) ont réussi à imposer des changements et des acquis importants que la majorité parlementaire soit de gauche ou de droite. La campagne présidentielle qui n’en finit pas annihile les revendications sociales.

À nous tous de remettre le social et la politique au premier plan, quelles que soient nos stratégies et nos votes pour l’élection d’avril 2017.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:24

Mes quatre grands parents sont arrivés en France à la fin de la première guerre mondiale et au tout début des années vingt du siècle dernier. Ils fuyaient la faim, les persécutions, les guerres. Ils ont été naturalisés en 1924 ou dans les années qui suivirent grâce à la politique humaine et républicaine du gouvernement du cartel des gauches.

Ils ont travaillé, dur, en France tout en vivant au début dans les quartiers ghettos les plus pauvres de la capitale, dans ces bidonvilles verticaux, avant que la politique initiée toujours par la gauche leur ouvre la porte des logements sociaux ; les HBM à l’époque.

Les enfants de mes grands parents se sont soit engagés dans l’armée française, soit sont partis à Londres, avant de revenir dans les SAS britanniques, soit ont rejoint la résistance armée ou politique. Bref, ils ont rendu à la France, ce que la France leur avait donné et le tout marqué par l’espoir d’un monde de paix et d’une société sans classes.

Personne n’aurait osé leur dire qu’ils venaient voler le pain de ceux qui travaillent ici.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 00:02

Nous voilà bien barré. D’un côté Fillon, la vieille France réactionnaire, conservatrice –versaillaise en un mot- qui s’accoquine sans complexe avec la droite extrême. Libéral en économie, mais centralisateur et étatiste pour les fonctions régaliennes de l’État. Notre élu parisien (qui a abandonné la Sarthe en courant quand il a vu que son siège de député était menacé là-bas) n’est pas seulement un adepte de Margaret Thatcher. Il prône le même type de réformes que celles professées autrefois par les Chicago’s boys de Milton Friedman qui régnèrent en maître dans le Chili de Pinochet (un libéralisme à tous crins d’un point de vue économique, une centralisation du pouvoir d’État et la répression portée à son paroxysme).

De l’autre un Hollande, un peu mou du genou mais en même temps adepte de l’austérité, des bonnes manières au patronat (la loi Travail ce n’est quand même pas rien), qui aime bien faire donner de la matraque contre le mouvement social, et en particulier lors des manifestations ouvrières, mais qui est aussi celui qui fait entrer la France dans la guerre. Si mou du genou n’est pas candidat à la présidentielle, il laissera la place à ceux qu’il a élevés en son sein, Macron, qu’on ne présente plus, et Valls (celui qui fit 5% à la primaire socialiste : rejeté par les siens, adoubé par Hollande, on voit ce que cela donne).

La première réaction de Valls face à l’élection de Trump fut exactement sur le même registre que celle de Nicolas Sarkozy : il faut fermer les frontières, serrer la vis et montrer l’Islam du doigt. Mieux : notre vaillant Premier ministre veut prolonger l’état d’urgence jusqu’aux élections. Une élection présidentielle sous état d’exception ? Plus qu’un déni de démocratie, une faute lourde.

Les jeux, évidemment, ne sont pas fait. D’abord parce que depuis des décennies maintenant les électeurs sortent en général les sortants. Et que le choix ne se porte pas pour un candidat mais contre un candidat (quel est le meilleur moyen pour qu’il n’arrive pas au pouvoir). C’est pourquoi je ne comprends pas ceux qui, parmi les communistes faisant le choix de Mélenchon, avancent comme argument « c’est la moins mauvaise des solutions ». Si les solutions sont mauvaises, il faut peut-être réfléchir à autre chose, ou aller jusqu’au bout de la réflexion. Un parti politique se grandirait s’il affirmait que la situation politique étant bloquée et que rien ne pouvant sortir de ce type d’élection, on n’y participe pas et on ne donne pas de consigne de vote. C’est ce choix-là que devraient faire ceux qui parlent de la moins mauvaise des solutions.

D’autres communistes ont choisi de soutenir la candidature Mélenchon pour des raisons politiques ou stratégiques. Je ne partage pas leur analyse, mais eux, au moins, n’y vont pas à reculons et ont le courage de leurs idées. (http://jacquesdimet.over-blog.com/2016/11/une-candidature-communiste-pour-faire-evoluer-le-rapport-de-forces.html)

La primaire des Républicains donne à réfléchir. Une partie du peuple s’est servie de ce nouvel outil politique pour dégager celui qui semblait le plus dangereux. Le même processus peut-il jouer pour la primaire de la rue de Solférino ? Il s’agirait alors de battre Hollande par tous les moyens –si Hollande participe à la primaire ce qui n’est pas sur du tout. Notre président peut très bien faire éclater la construction de Cambadélis en se représentant sans passer par les primaires. Car si Hollande y allait, cela poserait un problème de légitimité du président, hors campagne électorale officielle. Peut-on à la fois présider aux destinées de la France, encore en état d’urgence, et battre les estrades pour être adoubé par ses électeurs ? (http://jacquesdimet.over-blog.com/2016/11/trump-peut-booster-hollande.html)

Pour le moment toutes les constructions politiques sont hypothétiques. On ne sait pas qui sera candidat à droite (et si c’est Fillon, est-ce que Bayrou se lancera aussi dans la bataille ?). On ne sait pas si Poutou, Arthaud, Jadot auront les parrainages nécessaires, on ne sait pas qui sera le candidat socialiste. On ne sait pas s’il y a aura une candidature communiste et même si, dans ce cas, elle ira jusqu’au bout. On ne sait pas non plus s’il y aura un soutien communiste à Mélenchon et si ce soutien ira jusqu’au bout, parce que la situation politique française et mondiale évolue vite. Bref, personne ne sait rien et c’est pour cela que les sondeurs trompent les électeurs : ils décident d’avance qui pourra figurer au premier et au second tours et, forcément, ils se plantent.

La candidature Trump-Fillon doit se fracasser dans le mur, comme celle de son alter ego socialiste, Hollande ou Valls. Et il ne s’agira pas de reconstruire la gauche, mais de la construire.

En s’appuyant d’abord sur ce qui a émergé dans la lutte –non terminée- contre la loi Travail.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 22:48

L’élection présidentielle est dans moins de six mois et, au lieu de se décanter, la situation devient de plus difficile et semble se compliquer.

L’irruption des primaires dans le débat politique accentue la présidentialisation et les effets pervers et dangereux du système politique.

Les grands médias se comportent comme si ces primaires étaient déjà institutionnalisées et feraient partie intégrante de notre système électoral. D’où pour les deux grandes formations, le parti socialiste et les républicains, un pitoyable copier coller de ce qui se passe aux Etats-Unis. On a droit en ce moment à la droite dans tous ses états avec ces débats compassés où des candidats à la candidature, droits derrière leurs pupitres, tentent de déverser leur digest électoral en quelques secondes.

On parle et on reparle de toutes les petites phrases de la droite et, dans le même temps, on a droit aux mêmes analystes qui sautent de chaînes en chaînes et qui supputent sur les futures possibilités de candidatures du PS, se demandant chaque matin si Hollande va se jeter à l’eau ou s’il va être remplacé par Manuel Valls, qui piaffe d’impatience.

La gauche non socialiste, elle, n’arrive pas non plus à définir une stratégie commune tandis que la « gauche » du PS, ravie de jouer d’égal à égal avec les grands ne présente pas moins de trois candidats à la primaire de Cambadélis. On classera, nous, Montebourg à part. Mais être à part ne donne pas forcément une stature présidentielle.

Il reste donc en dehors de Nathalie Arthaud et de Philippe Poutou, et de Sébastien Nadot, qu’il ne faut pas oublier, comme candidatures déjà déclarées celles de Guaino, de Nicolas Dupont Aignan, de Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon.

Tout cet ordonnancement peut être complètement remis en cause d’ici fin avril, car personne ne sait qui, au bout du bout, sera réellement en piste, et c’est pour cela aussi que les sondages actuels ne sont pas crédibles car ils ne tiennent pas compte de ce que sera la réalité, mais sont le résultat d’un choix subjectif des sondeurs de qui sera candidat.

Cet ordonnancement peut être remis en cause parce que contrairement à ce que veulent nous faire entrer dans la tête les grands médias, les primaires ne sont qu’un instant de la vie politique et que, surtout, rien n’oblige dans la loi électorale, les partis ou les pré candidats, à en tenir compte.

On peut très bien avoir un Juppé désigné par les participants à la primaire LR et avoir un Sarkozy, -qui ayant décrété que Juppé s’étant allié à Bayrou, il n’a plus aucune crédibilité, - qui se présente quand même « pour le bien du pays ». Ou mettre un autre candidat dans les pattes de Juppé. L’inverse peut aussi être vrai. Un autre candidat de droite peut surgir, si c’est Sarkozy qui sort du chapeau.

Chez les socialistes, les choses peuvent plus claires et plus directes. Les primaires peuvent d’un seul coup être annulées si Hollande décide de se présenter et de faire directement appel au peuple, ce qu’il commence à faire (il suffisait d’entendre le porte parole du PS, Olivier Faure encore récemment). Cette hypothèse n’est pas absurde. L’élection de Trump peut servir Hollande et, qui sait, lui permettre de se maintenir au pouvoir. Cambadélis et Valls sont en train de déblayer le chemin et Hollande en a évoqué les grandes lignes lors de son intervention publique après l’élection de Donald Trump. En gros, la stratégie hollandaise est aujourd’hui la suivante ; le monde va mal, nos troupes mènent une guerre courageuse sur le terrain mouvant et dangereux du Moyen-Orient, nous sommes confrontés au terrorisme, les Britanniques sont en train de quitter l’Europe, l’Espagne, l’Italie sont instables, des régimes autoritaires et xénophobes s’installent dans certains pays d’Europe centrale, un nouveau président à été élu aux Etats-Unis et il ne vient pas du sérail politique. Or, nous menons une guerre sous commandement américain… Dans ces conditions le président sortant n’a plus qu’à dire, pour éviter que le trumpisme ne triomphe en France (suivez mon regard vers Marine Le Pen) et devant le danger de la situation : il faut que la France puisse être un havre de stabilité.

Ne rigolons pas. Ce cadre de coup d’Etat permanent se met en place. Les slogans répétés depuis les franges droitières du parti socialiste, jusqu’à la gauche de la gauche non socialiste, qu’il faut faire barrage au danger de la droite et de l’extrême droite, n’oublient qu’une chose : c’est que depuis près de cinq ans se sont les socialistes qui sont au pouvoir, qui mènent une politique de régression sociale, d’atteintes aux libertés, de guerre à l’extérieur sans compter les propos irresponsables et teintées de xénophobie de plusieurs ministres à commencer par le premier d’entre eux. C’est donc les socialistes qu’il faut chasser du pouvoir, et empêcher dans le même temps la droite et l’extrême-droite de revenir ou d’arriver au pouvoir.

Pour parer au danger les socialistes mettent en avant la victoire de Trump et la peur qu’il inspire, pour nous dire, en gros, il n’y a plus qu’à voter Hollande pour s’opposer à cela. Et ça peut marcher. Car s’il n’y a plus de primaires socialistes, Hollande jouant la fonction présidentielle, au-dessus des partis, alors on peut être quasiment assuré qu’aucun des prétendants à la primaire d’aujourd’hui ne voudra prendre le risque d’être celui ou celle qui aura permis au FN de gagner, même théoriquement, l’élection.

Nous n’avons plus trente-six solutions ni le temps. Si tous les candidats qui veulent un changement véritable (les trois candidats de la gauche socialiste, le candidat de France insoumise et celui du mouvement progressiste, ceux du NPA et de Lutte ouvrière) et les communistes veulent réellement trouver la solution la plus efficace, il faut, comme ne cesse d’ailleurs de le demander la direction du parti communiste, que tous ceux-là se mettent à table, ensemble, avec des syndicalistes, des associatifs et que de là émerge une candidature unique et commune, sur une base claire : pour battre la droite et l’extrême droite il faut aussi battre le candidat gouvernemental. Il nous faut donc clairement une alliance politique qui s’appuie sur le mouvement social et syndical, sur la réalité des entreprises et des quartiers populaires. Avoir maintenant une candidature communiste n’est pas contradictoire avec cette volonté. Cette candidature sera une mise à la disposition du mouvement populaire pour tenter, comme on le dit dans ces périodes qui sentent la guerre, de faire bouger les lignes. Et en disant clairement que ce n’est pas une candidature définitive.

Il faut aller vite parce que Hollande peut nous réserver des surprises.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 14:03

Nous vivons une période difficile et extrêmement dangereuse. L’extrême-droite, dans une période de crise, est à deux doigts du pouvoir. La présidente du FN est actuellement donnée par les sondages entre 28 et 30%. Le discrédit des forces politiques traditionnelles, la droite représentée par les Républicains et le parti socialiste qui prétend incarner la gauche à lui seul, peut permettre une victoire du Front national au second tour de la présidentielle si sa candidate se trouve face à un représentant de l’une de ces deux formations. Et, disons le nettement, un deuxième tour Sarkozy/Le Pen ou Valls/Le Pen favoriserait l’abstention et ouvrirait la porte de l’Elysée au Front national.

Les institutions de la Ve République qui corsètent le débat politique ont été aggravées par la mise en place du quinquennat et le couplage de fait de l’élection présidentielle et des législatives. Aggravation due à Lionel Jospin qui s’est décidément trompé sur pas mal de choses. N’oublions pas que c’est le rejet du gouvernement Jospin et de la gauche plurielle qui a donné le résultat que l’on connaît lors de la présidentielle de 2002. Cet échec de Lionel Jospin, et la participation communiste à son gouvernement, n’a pas été assez analysé comme cause des reculs de la conscience de classe.

Les primaires, sous couvert de démocratie, referment encore plus le piège autour de l’ électorat populaire. Dans une vie politique marquée par un fort taux d’abstention –masqué en partie par l’ampleur de la non-inscription sur les listes électorales- ajouter des étapes incompréhensibles pour arriver au vote final ne peut qu’accroître l’abstention, notamment dans les quartiers populaires. (C’est pourquoi ceux qui pensent que Hollande ou Valls peuvent être battus lors de ces primaires minimisent la force des appareils d’Etat et du PS et ne tiennent pas compte de la réalité politique et sociale des quartiers populaires.)

Les médias, les directions politiques du PS ou des Républicains font comme si les primaires étaient déjà institutionnalisées. Débats télévisés entre les postulants, hautes autorités de contrôle, tout est fait pour singer les Etats-Unis dans un Etat, la France, qui n’est pas fédéral.

Les pré candidats se réclamant de la gauche socialiste (Lienemann, Hamon, Filoche et par raccroc Montebourg*) en se pliant aux règles de la primaire de Cambadélis, brouillent encore plus les cartes et reconnaissent, de fait, qu’ils sont dans le même camp que les Valls, Hollande, Rebsamen et compagnie.

Dans ces conditions, et avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui jusqu’à aujourd’hui refuse toute perspective d’alliance politique- les idées, les propositions, les actions des communistes, et plus généralement de l’ensemble du mouvement social, sont passées par pertes et profits.

Du vaste mouvement contre la loi travail, il ne reste plus qu’un débat électoral biaisé (on ne sait pas, évidemment qui sera réellement candidat).

Chercher jusqu’au bout l’union pour empêcher la droite et l’extrême droite d’arriver au pouvoir, et les socialistes d’y rester, est bien sur une nécessité. Pour le moment, force est de constater que les choses ne bougent pas. Présenter maintenant une candidature communiste permettrait de lever bien des obstacles. D’abord, elle serait l’affirmation de la politique communiste, liée au monde du travail et permettrait d’ouvrir une perspective politique. Cette candidature serait à la disposition du mouvement social et permettrait de continuer la discussion avec les uns et les autres jusqu’au bout. En clair, elle contribuerait à modifier le rapport de force.

Une candidature présentée par les communistes ne signifierait pas que notre candidate ou candidat soit obligatoirement membre du PCF, mais il y a une différence entre présenter une candidature ou soutenir une candidature. Le parti communiste n’a vocation à exister que s’il est un point d’appui pour transformer la société au profit des classes populaires.

On peut comprendre les arguments d’une partie des communistes qui pensent que la candidature de Jean-Luc Mélenchon doit être soutenue dès maintenant mais elle repose sur des illusions. Que Jean-Luc Mélenchon ait décidé seul de sa candidature, pourquoi pas ? qu’autour de lui se forme un nouvel objet politique : la France insoumise, pourquoi pas ?° Mais il faut alors qu’il accepte la discussion avec toutes les forces politiques qui pourraient le soutenir ou partager une partie de son programme et ainsi de transformer une candidature de ralliement en une candidature d’alliance politique.

Pour le moment France insoumise n’en prend pas le chemin. Et sur son blog*, Jean-Luc Mélenchon va plus loin. Ce mercredi, il a indiqué -en relevant le fait que c’était une première- que la délégation de la France insoumise qui rencontrait le PCF a « été composée (…) des partis et organisations qui constituent "l’espace politique" du mouvement. Cet espace est composé de divers groupes communistes du PCF qui se sont nommés "Communistes insoumis", de "la nouvelle gauche socialiste", du Parti de gauche et des militants de "Ensemble insoumis». Comment se sont autoreprésentés ces différents courants ? Mystère. Faudra-t-il désormais en conclure que la démarche initiée par France insoumise aboutisse au fait qu’il y aurait désormais deux PCF (l’un officiel, l’autre insoumis), deux Ensemble (l’un officiel, l’autre insoumis) et 1 PG (officiel et insoumis tout à la fois…) ? Ironie de la chose, cette décision valide a contrario ce que disent les communistes depuis des mois : à savoir qu’une alliance politique se construit avec des forces politiques. Mais dans ce cas-là, elle doit se construire avec les forces politiques telles qu’elles sont...

 

 

  • Un Montebourg qui par ailleurs ne fit pas un score exceptionnel lors de la primaire socialiste de 2012 (17%) et en se ralliant à Hollande permit la victoire de celui-ci. Il fut aussi avec Benoît Hamon un de ceux qui poussèrent le président élu à se débarrasser de Ayrault et à placer Manuel Valls à Matignon…
  • Je n’aborde pas ici le fond du programme de la France Insoumise.
  • Blog de Jean-Luc Mélenchon (http://melenchon.fr/2016/11/02/pendant-vacances-scolaires-de-novembre/)

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 00:30

Shimon Pérès, né Szymon Perski dans la Pologne de l’entre-deux-guerres il y a 93 ans, est décédé des suites d’un accident vasculaire cérébral le 28 septembre dernier.

L’homme -ministre dans douze gouvernements, plusieurs fois Premier ministre, puis président de l’État-, aura marqué Israël, et donc l’ensemble du Moyen-Orient et du monde, de son empreinte. Bien qu’il ait reçu en 1994 le prix Nobel de la Paix, conjointement avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat (1), l’ancien ministre de la Défense et directeur général dudit ministère pendant de longues années peut difficilement être classé parmi les promoteurs de la paix ou même comme un adepte du dialogue avec les Palestiniens. Comme le note Dominique Vidal (2) : “S’il a participé à l’élaboration de la première paix israélo-palestinienne, Shimon Pérès a joué un rôle non moins certain dans son avortement, notamment en poursuivant la politique de colonisation.

Comme beaucoup de politiques israéliens, l’ancien président de l’État d’Israël aura toujours eu une attitude ambivalente. Partisan de la colonisation et de la répression contre les Palestiniens, il se fait sur le tard le chantre de l’ouverture, sans pour autant se donner les moyens d’une politique de paix avec les Palestiniens. Considéré comme un faucon dans la première partie de sa vie militante, il se voulait le « grand-père d’Israël » à la fin.

Sans être un militaire de carrière, il est de 1953 à 1959 le directeur général du ministère de la Défense, poste auquel il a été nommé par David Ben Gourion. Son activité principale est de contribuer à l’armement du jeune État et, surtout, de préparer la nucléarisation de la doctrine militaire israélienne. C’est à cette époque qu’il entretient des relations étroites avec la France de la quatrième république et qu’il prépare, conjointement avec elle et la Grande-Bretagne, la désastreuse expédition de Suez, entreprise pour riposter à la nationalisation du canal par Nasser (3).

Lorsque le Mapaï, le parti socialiste israélien, intègre en son sein le Mapam, marqué plus à gauche dans le socialisme israélien, il le quitte avec Ben Gourion. Dans un entretien publié à titre posthume Shimon Pérès raconte comment, membre des jeunesses du Mapaï, il avait réussi à en écarter les communistes et les pro-soviétiques. C’est à cette occasion, dit-il, qu’il avait été « repéré » par Ben Gourion.

Par-delà les péripéties de la politique israélienne il reviendra au parti travailliste, qui a alors une orientation plus centriste, avant de fonder avec Ariel Sharon le parti Kadima.

Quelques années plus tôt, il avait été le responsable de la plus cuisante défaite du travaillisme israélien. Après l’assassinat de Rabin, Pérès assure la présidence du conseil jusqu’aux élections générales de mai 1996. Pendant cette période, il assume la politique de la main de fer en lançant contre le Liban l’Opération Raisins de la colère qui se solde par des centaines de morts, notamment des dizaines de familles réfugiées à Cana dans un centre de l’Onu. Pérès que tout le monde donnait gagnant après l’assassinant de Rabin perd les élections.

À la fin de sa longue vie politique il devient président de l’État, voulant donner au monde l’image d’un sage.

  1. Par-delà les récipiendaires, il s’agissait alors de récompenser les accords d’Oslo et la démarche qu’ils étaient censés entreprendre.
  2. Les multiples visages de Shimon Pérès sur http://orientxxi.info/magazine/les-multiples-visages-de-shimon-peres,1497
  3. Suite à une menace conjointe des États-Unis et de l’Urss, les trois puissances attaquantes de l’Egypte ont dû rebrousser chemin. Comme quoi lorsque les grandes puissances veulent mettre fin à un conflit, elles le peuvent.

Article à paraître dans le numéro d'octobre 2016 de la PNM (Presse Nouvelle Magazine)

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Published by jacques dimet - dans International
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 10:53

Manuel Valls est content de lui. Même quand il feint la colère. Mais le premier ministre (5% à la primaire socialiste de 2012, c’est dire comme il est apprécié même dans son camp) joue comme à son habitude avec le feu, se trompe d’époque et surtout tient des propos dangereux et… hors de propos.

Tout excité lors de son meeting présidentiel (1) de Colomiers lundi dernier (on est naturellement certain que les frais de ce meeting, abusivement appelé de la majorité alors qu’il ne regroupait qu’une fraction du parti socialiste, seront comptabilisés comme frais de campagne présidentielle…) Manuel Valls a ainsi affirmé : « Marianne, le symbole de la République, elle a le sein nu, parce qu'elle nourrit le peuple. Elle n'est pas voilée, parce qu'elle est libre. C'est ça, la République ! » Quel conservatisme ! Pour lui, le rôle de la femme est de nourrir le peuple. Dans la plus pure tradition machiste il assume à la femme un rôle uniquement nourricier. En dehors du sein, point de salut. Manuel Valls fait peut-être allusion à certaines représentations bustées de Marianne qui trônent dans les mairies où l’on devine les formes de la femme du peuple (car Marianne, comme son prénom l’indique, est d’abord une femme du peuple). Il ne se souvient sans doute pas du tableau de Delacroix « la liberté guidant le peuple » (guidant, pas nourrissant). C’est donc la figure de la liberté, sein nu effectivement, qui est debout sur une barricade ayant à ses côtés un « Gavroche », un petit-bourgeois en chapeau (soit un commerçant soit un journaliste ou un intellectuel) et un ouvrier. Elle et ils sont tous sur une barricade. Elle et ils sont armés pour faire face à l’oppression. La liberté a le teint hâlé car comme on le sait, parce que fille du peuple, « Marianne a la peau brune ».

Alors, oui, la révolutionnaire à la peau brune qui se bat avec des armes sur une barricade, c’est notre symbole, pas celui d’une bourgeoisie compassée qui fait la claque dans les meetings socialistes.

Valls parle du sein, de la nourrice, mais pas de la révolution et des armes. Un beau cas pour la psychanalyse.

Mais là où Valls se trompe encore lourdement c’est son attaque sur le vêtement lui-même.

Je ne suis ni un adepte ni un défenseur du burkini, dont je me moque éperdument. Mais d’après ce que j’ai pu en voir ledit dit maillot épouse les formes (excusez- moi du terme) de la baigneuse. Ce n’est pas un vêtement asexué : on sait à qui on à affaire. Deuxièmement le dit burkini ne cache pas le visage, ce n’est donc ni une burqua ni niquab qui, lui, ne permet de ne distinguer que les yeux. Ce n’est donc pas un vêtement « salafiste » et il est même condamné par les intégristes pour qui les femmes ne doivent pas se mêler aux hommes, etc.

Manuel Valls part aussi en guerre contre ce qu’il appelle, toujours à propos du burkini "des signes de revendication d'un islamisme politique", par-delà l’absurdité du propos a-t-on entendu une seule fois Manuel Valls partir en guerre contre le parti démocrate chrétien de Christine Boutin, ou de l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel ? Ce n’est pas l’islam politique qui est dangereux, c’est le courant droitier, conservateur, totalitaire qui peut exister en son sein. Pour ma part, bien qu’athée, je me suis toujours félicité des accords politiques que je pouvais avoir avec le père Cardenal, théologien de la libération et révolutionnaire sandiniste, avec l’ACO et la JOC qui se réclament si je ne m’abuse de la doctrine sociale de l’Eglise, d’Hugo Chavez qui affirmait sa foi catholique et en faisait une arme politique. Ce n’est donc pas un choix politique fait à partir d’une réflexion religieuse ou théologique qui est condamnable en soi. En ne focalisant que sur l’islam Valls divise et montre du doigt.

Mais le locataire actuel de Matignon est, on le sait, le Fillon du pauvre (le pôvre étant Hollande). Il ne prépare que la présidentielle, espérant que Hollande se présente et soit battu pour pouvoir être là en 2022. Sauf que François Hollande a peut-être un autre calendrier : ne pas se présenter, donc laisser filer Macron, et parier sur… une défaite de Valls, pour lui-même revenir en 2022.

Hypothèses, hypothèses.

Tous ces coups bas ne sont pas dignes de la République généreuse, démocratique, laïque et sociale. Valls, Hollande et leurs affidés sont en train de tuer la République et d’ouvrir un boulevard à la vieille droite rancie et à l’extrême-droite xénophobe et antisociale.

(1) Meeting présidentiel parce que la démission presque simultanée de Macron peut aussi signifier que Hollande a décidé de laisser la place.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 21:46

Cérémonie, hier, à la mémoire du couple de fonctionnaires -elle fonctionnaire du ministère de l'intérieur, lui commandant de police (1)- tué par un franchisé de l'organisation État islamique, dans la cour d'honneur de la préfecture des Yvelines. Cela devait être un moment de recueillement et de solidarité bien sûr avec les victimes du terrorisme et particulièrement pour celles de ces professions qui, par les contraintes de leur métier, se trouvent en première ligne.

Lorsque le président de la République remonte la ligne des fonctionnaires de police, l’un d’entre eux refuse de lui serrer la main. François Hollande -dont le discours n'avait pourtant pas été consensuel- fait ce que n'importe responsable de l'État fait en de telles circonstances, il passe au policier suivant, ne fait pas de remarque, n'aggrave pas l'incident. Le Premier ministre (celui-là même qui avant de passer à la radio ne peut s'empêcher pour évacuer son stress d'hurler et de taper du poing) qui se trouve un peu plus loin a vu la scène. Que fait-il? Il se cale devant le policier réclacitrant et l'admoneste.

Cet homme, incapable en tant que ministre de l'Intérieur, puis ensuite comme Premier ministre, d'assurer ses fonctions, est devenu un danger public. Il est n’est plus en capacité de se contrôler. Il suinte la haine de partout, il a l’air dépassé par les évènements. Il se prend pour Clémenceau, l'ancien homme de gauche devenu briseur de grèves lorsqu'il fut ministre de l'intérieur. Mais la différence, entre le Tigre et le Premier ministre actuel, est que le premier, comme beaucoup de responsables politiques de l'époque, avait un métier (il était médecin). Quel métier Valls a-t-il exercé un jour, à part de passer directement des cabinets ministériels au statut d'élu?

Cet homme se met en colère à tout moment, est hautain et méprisant. C'est sans doute aussi pourquoi le président de la République cherche à remettre sur les épaules de Myriam El Khomry la responsabilité du projet de loi, tant la gestion haineuse de cette séquence par Manuel Valls est source de blocages et de danger.

Valls a échoué en tout. Il faut qu'il en tire les conséquences ou que le président de la République les tire pour lui. Mais il faut se dépêcher, plus on attend plus Manuel Valls cassera le pays.

(1) Je donne cette précision parce que comme l'a dit une responsable CFE-CGC des fonctionnaires du ministère de l'intérieur, les non-policiers ne peuvent porter d'armes et ne sont donc pas concernés par la mesure d'autoprotection des policiers qui peuvent porter avec eux, en tout temps, leur arme de service.

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Published by jacques dimet
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 18:15

La droite et une grande partie des dirigeants socialistes actuels mettent dans le même sac le terrorisme de l'organisation État islamique, les hooligans et les manifestants. (A entendre le vocabulaire de certains députés socialistes et des ministres, on assiste à un retour aux années cinquante du siècle dernier : mélange d’anticommunisme et d’antisyndicalisme primaires).

Il y a pourtant un moyen bien simple pour rendre le pays moins anxiogène, comme ils disent, et pour "libérer" des policiers pour la lutte antiterroriste (mais on sait bien qu'il faut aussi les former, et les arguments de Cazeneuve renvoyant la baisse des effectifs policiers sur la droite ne tient plus la route après plus de quatre ans de pouvoir) : c'est d'abandonner la loi travail qui est rejetée majoritairement par le peuple de France. Le principal point de blocage, c'est le gouvernement et ses soutiens parlementaires.

Aujourd'hui, du côté gouvernemental, c'est la CFDT qui est isolée. Elle se retrouve seulement avec la CFTC et une partie de l'Unsa. Tous les autres syndicats sont contre cette loi. Et l'UPA (artisans) défend, elle, les accords de branche par rapport aux accords d'entreprise. Le gouvernement joue un jeu dangereux. Il fait tout pour faire exploser la situation. En fait, il ne tient plus rien. Il est même incapable d'assurer la sécurité lors de compétitions sportives.

Pour le bien de la France, la loi dumping social de Valls-El Khomry doit être retirée et ce gouvernement rentrer à la maison.

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