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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 22:10
"Les bras m'en tombent", comme dirait une mienne amie. Voilà que Georges Frêche s'en prend à Laurent Fabius de basse manière, venant après sa sortie sur les harkis, des sous-hommes selon lui, et contre l'équipe de France, trop noire. Tous les ténors du PS donnent de la voix. Mais ce sont les mêmes, il faut le rappeler, le dire et le redire, qui, ces dernières années, ont toujours soutenu le Frêche en question, allant lui donner, de nouveau, l'investiture aux régionales.
Là, cela devenait difficile de continuer. Mais que proposent les dirigeants de la rue de Solférino? Toute honte bue, une liste socialiste à laquelle se rallierait les autres formations de gauche. Excusez du peu! Les autres formations de gauche (PCF, NPA, PG et les Verts), se sont depuis longtemps prononcées contre la candidature de Frêche. Le PS, rallié de dernière minute à ces sentiments, ferait bien d'y penser et devrait avoir l'honnêteté de reconnaître ses errements et non pas de reprendre d'un coup d'un seul la main.
Pour Harlem Désir il s'agit, selon des propos rapportés par l'AFP, de remporter "une victoire morale et une victoire électorale". La victoire morale, elle est déjà perdue, Harlem Désir: il fallait combattre Frêche plus tôt et ne pas le laisser intact après ses propos contre les harkis et les joueurs de l'équipe de France. François Hollande, lui, continue a qualifier Frêche de "grand administrateur" tout en critiquant sa "transgression". François Hollande devrait se souvenir qu'il y eut des dirigeants de pays fascistes qui ont construit des autoroutes et administré leur pays tout en maintenant plein les cachots des prisons et en exécutant leurs opposants. On n'est pas un "grand administrateur" lorsqu'on distille le racisme, la xénophobie et la démagogie.
Il est temps que la gauche passe à autre chose. Il ne faut pas seulement tourner la page Frêche en Languedoc-Roussillon, il faut que le PS local passe par la main et reconnaisse que l'autre gauche, en particulier celle rassemblée derrière la liste Front de gauche élargie, avait raison et est mieux à même de redonner ses couleurs, mais aussi ses valeurs à la gauche.
On retiendra aussi de cette histoire les propos mielleux du transfuge du PS, Eric Besson qui, sans doute pour faire oublier son ministère amer de l'identité nationale, se félicite que le PS lâche Frêche. On serait tenté de lui dire: "il y a du travail et des leçons à donner aussi du côté de l'UMP", mais il est vrai qu'il s'agit là d'un travail de Titan.
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 08:28
Frédéric Lefebvre est ce porte-parole de l'UMP qui tirait la tronche quand il perdit "son" siège de député à l'Assemblée. Pourtant, Lefebvre n'avait pas été élu. Il n'était député que parce qu'André Santini avait été nommé au gouvernement. Un drôle de porte-parole quand même. On dirait qu'il est là pour provoquer le plus possible et pour qu'ensuite les dirigeants de l'UMP, voire le président lui même, adoucissent les propos. Bref, Lefebvre joue les testeurs, les idiots utiles en quelqe sorte. La dernière est pas mal. Il veut interdire les prestations sociales, les allocations familiales et les titres de transport public aux femmes qui portent la burqa. Par delà l'insanité d'une telle propostion (on commence par la burqa puis on va nous dire comment on doit s'habiller : si tu n'as pas de costard cravate, mon pote... on a déjà vu que Nadine Morano pensait un peu comme ça avec sa casquette que l'on doit mettre à l'endroit) c'est encore une fois aux femmes que s'en prend le porte parole du parti de droite. Car, en poussant la raisonnement, quelle différence - sur le fond- d'affirmation de sa religion entre la femme qui porte la burqa et l'homme croyant? L'homme, on le laisse... on attaque la femme. Le problème n'est pas burqa pas burqa? Le problème est que l'on met en accusation toujours les mêmes. Et que Lefebvre, comme son complice Bertrand (on ne donne pas la nationalité aux femmes portant la burqa) donnent un contenu idéologique à la nationalité. On sait où cela a conduit ailleurs et ici il n'y a pas si longtemps.
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:17
Notre président élu voit poindre les régionales avec un zeste d'angoisse. La droite ne "détient" que deux régions sur les vingt-deux métropolitaines. A la mi mandat le président hyper présent (et non pas l'hyper président) se serait bien vu mener la reconquête d'un certain nombre d'entre elles.
Seulement, rien n'est moins sur. Un bon débat, bien encadré, sur des thèmes qui éloignent de la crise et de la gestion politique menée depuis plus de deux ans, serait donc le bienvenu. Un débat qui focaliserait sur l'immigré, sur l'enfant d'immigré, sur l'autre. A quelque semaines des régionales: un beau coup, pensait-il.
La tache a été confiée au nouveau converti, au petit dernier de la bande, le Besson que l'on connaît depuis quelques temps et qui s'est fait un nom en changeant d'attelage en pleine course. Et ce Besson là ne fait pas dans la dentelle. Pas d'état d'âme chez celui qui estimait que Nicolas Sarkozy possédait un passeport américain.
Mais le "coup" médiatique de Sarkozy-Besson n'est pas qu'une diversion pour préparer les régionales. Il est le point d'orgue d'une ligne politique, idéologique qui va de pair avec la criminalisation de l'action syndicale, de toute forme de contestation.
Le président, guide de notre société, décide de tout (ou plutôt il veut faire croire qu'il décide de tout), le débat est encadré par les préfets, il commence et s'arrête quand le président le décide. Ensuite, le Président dira ce qu'il faut faire. Nicolas Sarkozy croit que l'on gère une république comme un parti politique autoritaire ou comme un club.
Une République autoritaire, c'est sans doute à cela que pense le président en se rasant chaque matin, pendant que le chambellan numéro un, François Fillon, fait en fait le travail à sa place.
Tout cela est dangereux. Nicolas Sarkozy nous entraîne dans le marécage d'une division de la société française, de la xénophobie et de l'autoritarisme.

 

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