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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 14:31

Emmanuel Macron, sorti non pas de la cuisse de Jupiter mais des dîners en ville de François Hollande et de ses conseillers, est la nouvelle coqueluche du gouvernement et des médias. On s’ébaudit sur le jeune âge du ministre qui aura 37 ans dans deux mois. La valeur libérale n’attend pas le nombre des années… Le faux jeunisme est de l’infantilisme. A 36 ans et quelques, on n’est tout de même pas le perdreau de l’année. J’en connais des qui ont 36 ans et travaillent en usine depuis plus de seize ans. Personne ne s’enthousiasme sur les salariés qui triment et produisent depuis des lustres à cet âge-là. Le Macron en question est un ancien chevènementiste et adhère au PS en 2003 (l’heure des choix : un an avant sa sortie de l’ENA). A sa sortie il intègre l’inspection des finances. Il se retrouve donc, forcément, en 2007 dans la commission Attali qui rapporte à Nicolas Sarkozy tout un tas de propositions. Selon sa note biographique sur Wikipedia il a fait partie des Gracques (les pauvres, ils ne méritaient pas cela) qui appelaient à une alliance Bayrou-Royal en 2007.

Mais revenons à l’essentiel. Emmanuel Macron vient de nous livrer les grandes lignes du futur projet de loi pour libérer « l’économie française de ses blocages ». La France a-t-il ainsi déclaré a trois maladies (la défiance, la complexité et le corporatisme). Confiance : les Français, affirme-t-il « ont de moins en moins confiance dans leurs élites ». Elites autoproclamées, pourrait-on ajouter. « Nous avons construit notre histoire par la norme, a-t-il continué pour montrer que nous étions complexes, nous adorons les lois. » Mais la norme justement est là non pas pour cadrer la société, mais pour éviter la loi de la jungle qui laisserait les exploités complètement démunis devant les exploiteurs. Et quant au corporatisme voici ce qu’en dit Macron : « Notre économie et notre société sont bloquées par des intérêts constitués », qui « captent trop l'intérêt général ». On penserait d’abord aux actionnaires, aux patrons de sociétés, notamment à ceux du CAC 40. Mais non, selon l’ancien associé de Rothschild qui reconnaît avoir gagné en moins de deux ans 2 millions d’euros, les corporatistes c’est nous tous, les salariés qui défendent leur statut, leur droit à la retraite, leurs salaires, leur temps de travail et de repos. Rappelons à Monsieur Macron que la caste des énarques est, elle bien vivante. Corporatisme ? Comment appeler les réseaux que François Hollande a tissé autour de lui avec les anciens de la promotion Voltaire de l’ENA ? Macron sort du même moule et, à part avoir travaillé chez Rothschild, son expérience du monde du travail, on la cherche encore.

Ne parlons même pas de sa lubie de faire travailler le dimanche et des atteintes qu’il veut –comme le reste du gouvernement d’ailleurs- porter à la justice prud’homale.

Un mot juste sur le développement du transport par autocars qu’il souhaite (en déréglementant) avec cet argument de classe : cela permettrait aux pauvres de voyager (tout moderne qu’il est Macron réinvente les trois classes dans les transports, -laissons les pauvres entre eux, ils nous dérangeront moins). Si le ministre parvenait à ses fins, donnons lui rendez- vous dans dix ans où le nombre d’accidents de la route aura augmenté de façon exponentielle, car en sus de la pollution, la déréglementation entraînera une baisse de la sécurité.

L’engagement « social » d’Emmanuel Macron viendrait de ce que les parents de sa grand- mère (ses arrières grands-parents) étaient illettrés. Vu l’âge de l’impétrant, cela remonte à au moins un siècle. Ce qui était encore malheureusement assez partagé. L’homme à la cuiller d’argent dans la bouche veut faire pleurer Margot.

Il ne montre que sa condescendance et sa suffisance.

Un lieu commun dans l’entourage de François Hollande et Manuel Valls.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 13:53

Nous savons bien que nous vivons des temps obscurs, et que certains s’ingénient à les noircir encore plus. La dernière polémique en date (l’une des dernières…) qui fait le buzz, comme on dit, concerne l’échange qualifié de vif, mais qui ne l’était pas tant que ça finalement, entre Léa Salamé qui officie sur France Inter et sur France 2 et Eric Zemmour, qui officie partout, lors de l’émission de Ruquier (RTL et France 2). Disons le tout net, cet échange était pitoyable et ce des deux côtés (1). Ne revenons pas sur Zemmour, on connaît le chroniqueur du Figaro, antiféministe, machiste, xénophobe, on en passe et des meilleurs, et qui représente, bien qu’il s’en défende, l’idéologie dominante, présente partout dans les médias : rejet de l’autre, regret du passé, etc.

Bref, Zemmour vient de publier un nouvel opuscule. Léa Salamé tente de le contredire sur un chapitre du livre consacré à l'historien Paxton qui démontra la politique antisémite du régime de Vichy. Elle affirme tout d’abord qu’avant le livre de ce dernier paru en 1973 on ne parlait pas de Vichy… Certains chroniqueurs et certaines chroniqueuses devraient apprendre que la vie –et l’idéologie- n’ont pas commencé à exister au moment où eux même s’y sont intéressés. Bref. Mais là où cela devient dangereux, c’est quand, argument suprême, Léa Salamé met en avant la judaïté, réelle ou supposée, d’Eric Zemmour parce que ce dernier réévalue (en positif) le rôle de Pétain.

« Je note en tout cas, dit-elle, que parfois j’ai le sentiment chez vous (…) vous aimez tellement la France, vous voulez tellement, vous le juif, faire plus goy que goy faire plus Français que Français que vous en arrivez à remettre en cause Vichy, à réévaluer Pétain ». Pas un murmure dans l’assistance, pas une récrimination de l’animateur. Parce qu’il est juif, donc, Zemmour n’aurait-il pas le droit d’être con, raciste, xénophobe, pétainiste ? Qu’est-ce que cette volonté de juger les idées de quelqu’un en fonction de son origine réelle ou supposée ? C’est une régression communautariste extrêmement dangereuse qui met bien, à mes yeux, Léa Salamé sur le même plan qu’Eric Zemmour.

 

(1)  Les arguments d’Aymeric Caron étaient bien plus de fond. Et cela n’a pas fait le buzz, pas le même en tout cas.


 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 00:04

Et un de plus, ou un de moins. Signe que la crise au sommet de l’Etat ukrainien n’est pas résorbée, le président Porochenko a accepté dimanche la « démission » de son ministre de la Défense, Valery Geleteï, trois mois à peine après sa nomination, et alors que la guerre menée contre les populations russophones de l’Est et du Sud ont déjà fait plus de 3 500 morts.

Geletei.jpg Valery Geleteï

Un nouveau ministre doit être désigné ce lundi et confirmé par le Parlement mardi. Les chefs des gardes frontières ont été révoqués récemment et un comité du renseignement dirigé par Igor Smeshko a été mis en place « ce qui aidera, a admis Porochenko, à construire les capacités de défense de l’Ukraine. » Igor Smeshko, 59 ans, diplômé de l’Académie nationale de défense, est général-colonel (ce qui correspond à général de corps d’armée). Il avait déjà été chef du renseignement militaire de 1997 à 2000 où il avait succédé au général-lieutenant (général de division) Oleksandr Skipalskiy, diplôme du Haut Collège du KGB de l’URSS. Il a été également pendant plusieurs années le chef des services de sécurité (le SBU qui succéda en Ukraine au KGB soviétique).

Smeshko.jpg Igor Smechko

Geleteï, lui aussi général-colonel est entré dans les forces armées soviétiques en 1985, il a servi dans les troupes de frontières (régiments du KGB). Il a fait ensuite carrière en Ukraine dans la police, notamment dans l’unité spécialisée dans la lutte contre le crime organisé, puis en tant que chef de l’administration de la sécurité d’Etat –protection du président et du gouvernement- ( de 2007 à 2009), tout en continuant de monter dans la hiérarchie militaire. Redevenu chef de la sécurité d’Etat en mars 2014, il était nommé ministre de la défense par le nouveau président Porochenko en juillet dernier.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 00:20

Anati.jpg

Le père de Khalil Anati

 

Le 10 août dernier Khalil Anati, 10 ans, était abattu dans le camp de réfugiés de Al Fawwar (Cisjordanie). Emmené d’urgence à l’hôpital dans la voiture de son oncle, il décédait lors de son arrivée.

L’association de défense des droits de l’homme B’Tselem a enquêté sur cette mort. Le jour précité à 9 h 30 du matin une jeep blanche de l’autorité de l’eau arrive dans le camp, accompagnée par deux véhicules de l’armée israélienne. La jeep blanche atteint une installation d’eau, les deux véhicules militaires s’arrêtant à deux endroits proches de la rue principale du camp. Quelques jeunes et enfants jettent des pierres aux soldats depuis les ruelles. Quelque temps plus tard les trois véhicules quittent le camp.  L’un des véhicules militaires fait demi tour dans la ruelle d’où étaient parties les pierres, un soldat ouvre la portière et tire. Un coup. Sans sommation. Khalil Anati est touché par la balle qui est entrée dans le bas du dos et est ressortie par la jambe.

Comme le fait justement remarquer B’Tselem les soldats n’étaient pas en danger et n’étaient pas autorisés à tirer. Non seulement le tir dans ces conditions était illégal, mais le soldat a vraisemblablement tiré délibérément sur l’enfant.

 Sources :

parti communiste d'Israël : link

B'tselem : link

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:29

Le piège se referme sur la gauche. Et ce piège a été ourdi par François Hollande lui-même. Non content de faire monter le FN par une politique aux antipodes des valeurs et des combats de la gauche, le président de la République et son Premier ministre de circonstance croient s’en sortir en faisant la courte échelle à Nicolas Sarkozy. On a entendu Valls récemment dire qu’il voulait débattre avec Sarkozy. Ce dimanche, c’est Cambadélis qui en tant que chef du PS (rappelons que le premier secrétaire issu du congrès socialiste a été promptement débarqué pour permettre à l’ancien affidé de DSK de prendre du galon) veut débattre avec Sarkozy. Les voilà donc, nos socialistes, avec en face d’eux l’opposition dont ils rêvaient. Ils font comme si Sarkozy sera élu les doigts dans le nez à la tête de l’UMP… Comme si tout ça était entre eux –PS et Sarkozy- un jeu couru d’avance. Pendant les deux ans et quelque qui nous séparent de la présidentielle, le débat politique dans les médias se résumera à Sarkozy-Hollande ou Sarkozy-Valls. Le PS veut nous refaire le coup du « si c’est pas nous, ce sera Le Pen ou Sarkozy ». Mais à ce jeu tout le monde va y perdre, sauf les tenants d’un capitalisme dur. Quand on entend les principaux chefs socialistes, Cambadélis en tête, dire qu’il faut que la grève à Air France cesse on a bien compris vers quoi leur cœur balance. Et ce n’est même plus une politique social-démocrate (au moins la social démocratie a-t-elle eu historiquement des liens avec la classe ouvrière et le monde du travail). Des Thévenoud, le PS en est rempli. Des gens qui n’ont fait que graviter dans les cabinets ministériels, qui font de la politique un métier (et qui n’ont pas de métier).

Hollande doit bicher dans son palais. Plus Sarkozy le traînera dans la boue, plus il pensera pouvoir rassembler, par réflexe légitimiste, les électeurs de gauche. Mais Hollande et Sarkozy, car les deux vont de pair, ne font que faire le lit des Le Pen.

C’est aujourd’hui la convergence des luttes sociales qui peut mettre un frein à ces politiques de gribouille.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 00:16

Cinq mois après avoir été nommé, Manuel Valls a remis la démission de son gouvernement au président de la République. Il ne s’agit pas d’un remaniement, il s’agit bien d’une tentative de recomposition politique, d’abord interne au PS, mais pas seulement.

La démission du gouvernement survenant après les propos d’Arnaud Montebourg et, dans une moindre mesure, de Benoît Hamon, révèle d’abord un échec –un de plus- de Manuel Valls. Echec personnel mais surtout échec politique. Ayant inscrit sa démarche dans le soutien inconditionnel à François Hollande (juste après sa cinglante défaite lors de la primaire socialiste), l’ancien conseiller en communication de Lionel Jospin, pensait avoir assez d’idées et les reins assez solides pour montrer qu’il réussirait à faire appliquer la politique de François Hollande.Valls avait fait, après la primaire socialiste, le même constat qu’Arnaud Montebourg : choisir le candidat socialiste qui avait, selon eux, le plus d’atout pour gagner ; mais surtout éliminer Martine Aubry qui aurait, sans doute, donné une image plus sociale (même si nous ne nous faisons aucune illusion sur le sens profond de la politique qu’elle aurait mise en oeuvre) et donc qui aurait pu gêner les deux candidats à la primaire dans l’optique de la présidentielle de 2017. (1)

Un échec donc. Réel. Car, selon eux, leur politique d’austérité et d’alignement sur les concepts patronaux, devaient apporter des résultats. Pas en termes de pouvoir d’achat, ou de baisse du chômage (les conditions de vie de la population sont le cadet de leurs soucis), mais en terme de croissance, de, comme ils disent, reprise économique, qui est toujours vérifiée à l’aune des intérêts du patronat et des actionnaires, jamais du monde du travail. Or, aucun indicateur n’est au vert. Cet échec s’accompagne d’une impopularité sans précédent. C’est cette impopularité qui a poussé aussi Valls et son mentor Hollande au choix rapide de changement de gouvernement. (Comme quoi le rapport des forces, même en creux, est essentiel).

Cela marque aussi l’échec du parti socialiste qui depuis maintenant des décennies est dans l’incapacité de représenter un quelconque espoir de changement (changement étant entendu comme rupture avec les dogmes capitalistes) et qui devient, en tant que force politique, le principal obstacle à ce changement.

Il faut donc arriver au dépassement du parti socialiste, ce qu’avaient compris Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez notamment quand ils quittèrent le PS pour créer le parti de gauche. Sauf que le parti de gauche n’a jamais réussi à être une alternative socialiste au PS (j’y reviendrais), n’entraînant que peu de militants et élus et ayant été ensuite dans l’incapacité quasi absolu de faire réélire ses sortants (qui en fait avaient été des « entrants » socialistes). Arriver à un dépassement du parti socialiste –c’est à dire sa disparition- ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire avec les électeurs socialistes et aussi encore nombre de militants socialistes. L’évolution –même si elle est marquée par la perspective d’une candidature présidentielle en 2017- de Montebourg, Hamon, des « frondeurs » (même si la plupart d’entre eux ne vont pas au bout de leur démarche) (2) montrent qu’une autre configuration politique peut exister.

L’essentiel se situe dans la capacité à faire bouger le rapport de forces, d’abord dans le monde du travail, donc dans les entreprises et les quartiers populaires, sans se substituer aux organisations syndicales, mais en y faisant entrer la politique et rassembler le salariés sur des revendications immédiates.

La proposition de dire qu’il faut des élections maintenant, c’est encore une fois appeler à la délégation de pouvoir. (3) (Laissez-nous faire, on gagne les élections et c’est dans la poche). Sauf que s’il y avait des élections maintenant on se retrouverait soit avec un PS vallsisé qui jouerait la carte du Front national (si vous ne votez pas pour nous, vous serez responsable de l’éventuelle venue au pouvoir de Le Pen et consorts) et de la peur du retour de la droite (on n’a pas foutu en l’air Sarkozy pour le voir revenir), ou un retour de la droite dure. Par contre le développement d’un mouvement social dans les entreprises, les quartiers populaires, qui peut, selon les questions rassembler des gens et des organisations et associations différentes permettra de changer la configuration politique.

 

 

(1)  Montebourg, Filipetti et Hamon ont ensuite fait le choix après la faillite du gouvernement Ayrault de soutenir et mettre en avant Valls, pensant qu’ils auraient ainsi les coudées plus franches. Comme quoi la politique du pire n’est jamais bonne.

(2)  Le problème qu’on a avec la plupart des responsables politiques, à droite évidemment mais aussi au PS, c’est que ce sont des personnes qui n’ont jamais travaillé (ils ont atterri directement dans les cabinets politiques), qui ne vivent pas dans les quartiers populaires.

(3)  Tout comme dans un autre domaine, dire qu’aujourd’hui la question principale est la VIe République. Excusez-moi d’être direct mais la VIe République tout le monde s’en fout. Posons-nous, par exemple, la question de savoir pourquoi nous avons été dans l’incapacité de rassembler un front commun sur les retraites qui fasse rendre gorge à Hollande de son projet, inscrit dans la continuité de la réforme Sarkozy ?  On peut vouloir tendre vers la VIe République, mais poser la question comme facteur de rassemblement, c’est encore une fois, dire « attendez les changements institutionnels et tout sera réglé ». C'est encore une fois, agiter l'illusion du réformisme.

 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:23

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:12

François Hollande et Manuel Valls (monsieur Cinq pour cent) ont réussi ce tour de force après deux ans de pouvoir quasi absolu :  faire monter le Front national et enclencher le retour sur le devant de la scène de Nicolas Sarkozy. Cela ne sert plus à rien désormais qu’ils crient aux loups. Ce sont eux qui les ont nourri par une politique aux antipodes de ce que devrait être une politique de gauche et par une camarilla –il n’y a pas d’autres mots- qui s’empêtre dans les affaires financières. L’une –adjointe socialiste à la présidence de l’Ile-de-France, ment sur la manière dont elle a obtenu son logement ; l’autre -secrétaire d’Etat dans le gouvernement Valls- sous évalue de 700 millions d’euros sa déclaration de patrimoine. Et à part çà certains veulent nous faire croire que la lutte de classes, ce n’est pas moderne ?

Oui, il faut combattre le Front national et le sarkozysme renaissant. Mais, d’abord, en cessant de faire une politique de droite. C’est ce gouvernement –l’un des plus autoritaires que l’on ait connu ces vingt dernières années (1)- qui est le premier responsable de la montée de l’extrême droite et de la situation de crise du pays, en osmose avec le Medef. C’est donc contre ce gouvernement –et contre le Medef- qu’il faut d’abord agir.

 

(1)  On pourrait longuement citer tous les propos antiparlementaires, notamment de Manuel Valls ; les forces de l’ordre contre les grévistes dans les entreprises menacées de fermeture ; le véritable scandale d’Etat qu’a été le dernier coup de force contre les migrants à Calais ; les propos (et les actes) anti-Roms largement partagés dans la galaxie majoritaire… Sans parler d’une politique extérieure agressive qui fait revenir la France aux pires moments de la guerre froide quand, par exemple, les gouvernements français (dirigé par le socialiste Guy Mollet) et britannique (dirigé par le conservateur Anthony Eden) –en alliance avec le gouvernement socialiste d’Israël- intervenaient militairement contre l’Egypte qui venait de nationaliser le canal de Suez en 1956.

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 09:49

Nadine Morano, députée européenne de son état et qu’on ne présente plus tant elle est présente sur toutes les ondes s’en prend, suite à la garde à vue et à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, à la juge Claire Thépaut, chargée du dossier.

La députée européenne pense que la juge, parce qu’elle a été membre du Syndicat de la magistrature, est « partiale ».

Ce soir (mercredi 2 juillet) Nicolas Sarkozy passait sur TF1 et Europe 1 à une heure de grande écoute. Madame Morano ne trouve pas Elkabbach « partial », et c’est bien dommage. Cumulard des emplois depuis des décennies –aujourd’hui sur Europe 1 et sur LCP où il anime un talk show quelque peu soporiphique-, l’intervieweur est toujours du côté du manche. Une chose est quand même troublante. Que dit l’ancien président de la République ? En substance, que le temps était venu qu’il s’exprime. Le temps lui est venu, il n’a qu’à demander à TF1 et à Europe 1 de l’interviewer et il obtient satisfaction tout de suite. Comme les ministres PS qui défilent sur les ondes, comme le FN. Il n’y a que les communistes (1) qui aujourd’hui sont interdits d’antenne. Quand se révoltera-t-on contre la soumission des grands médias à l’idéologie dominante et aux pressions politiques et patronales ?

Morano n’aime pas le SM, mais elle aime la tartufferie.

 

(1)  Je dis bien que les communistes, car les dirigeants du PG sont invités, eux régulièrement, et ce au détriment du PCF (je fais une exception , naturelle, pour JL Mélenchon qui fut candidat à la présidentielle et qui donc a, de fait, un « statut » particulier).

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 01:02

Le Sénat a voté pour un référendum portant sur la réforme territoriale. Les écologistes ont voté contre. A l’Assemblée nationale les mêmes écolos ont, comme un seul homme, voté avec les socialistes, contre le référendum. Il n’y a décidemment aucune raison de faire une différence de traitement–comme cela a été fait par le parti de gauche lors des municipales- entre le PS et les écolos. A contrario cela justifie même la position du PCF de décider des alliances municipales au cas par cas –ce qui peut amener parfois à des erreurs mais qui a le mérite de tenir compte des situations concrètes. Le PG devra bien un jour expliquer pourquoi ce qui est si mal avec les socialistes est si bon quand il s’agit des écologistes ?

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