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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 23:22

Manuel Valls est parti aujourd’hui sur les routes de montagne à la rencontre des paysans. Ayant marché longtemps sur des chemins pas encore enneigés, quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur une meute non pas de loups (ou de chiens, comme disait feu Mitterrand) mais de journalistes qui passaient sans doute là par hasard. Tiens, se sont-ils dit, peut être qu’un lutin de la montagne fera son apparition. Le lutin en question, qui arrivait déguisé, n’était autre que le Premier ministre de la France, qui, comme l’ancien calife de Bagdad, allait voir le peuple incognito non pas pour savoir comment celui-ci vivait,  mais pour apprendre ce qu’il pensait (le peuple) de lui-même (le calife ou le Premier ministre).

Manuel Valls, donc, (ancien du cabinet de Jospin, qui fut candidat malheureux à la députation dans le Val d’Oise et que le PS envoya se faire élire dans l’Essonne) joua la surprise de voir autant de journalistes sur les hauteurs de la France. Mais à toute chose malheur est bon, se dit l’ancien maire d’Evry –vous savez celui qui n’aime pas que sur les marchés de sa ville, il n’y ait pas assez de blancos- les pisse-copie (car c’est comme cela que familièrement il appelait les journalistes) allaient pouvoir parler de Lui en rencontre avec la France.

L’ancien président Sarkozy, lors de sa première campagne électorale découvrait avec stupéfaction qu’en dehors de Neuilly il y avait des usines et des ouvriers dedans. Valls, lui, met dehors les ouvriers, mais découvre avec ravissement qu’il y a aussi des paysans sur cette bonne vieille terre.

Ainsi commence l’histoire du Premier ministre qui découvre la France et la vie, avec sa meute de journalistes, de caméras et de flashes derrière lui. On ne se lassera jamais de vous en conter les chapitres.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 14:31

Emmanuel Macron, sorti non pas de la cuisse de Jupiter mais des dîners en ville de François Hollande et de ses conseillers, est la nouvelle coqueluche du gouvernement et des médias. On s’ébaudit sur le jeune âge du ministre qui aura 37 ans dans deux mois. La valeur libérale n’attend pas le nombre des années… Le faux jeunisme est de l’infantilisme. A 36 ans et quelques, on n’est tout de même pas le perdreau de l’année. J’en connais des qui ont 36 ans et travaillent en usine depuis plus de seize ans. Personne ne s’enthousiasme sur les salariés qui triment et produisent depuis des lustres à cet âge-là. Le Macron en question est un ancien chevènementiste et adhère au PS en 2003 (l’heure des choix : un an avant sa sortie de l’ENA). A sa sortie il intègre l’inspection des finances. Il se retrouve donc, forcément, en 2007 dans la commission Attali qui rapporte à Nicolas Sarkozy tout un tas de propositions. Selon sa note biographique sur Wikipedia il a fait partie des Gracques (les pauvres, ils ne méritaient pas cela) qui appelaient à une alliance Bayrou-Royal en 2007.

Mais revenons à l’essentiel. Emmanuel Macron vient de nous livrer les grandes lignes du futur projet de loi pour libérer « l’économie française de ses blocages ». La France a-t-il ainsi déclaré a trois maladies (la défiance, la complexité et le corporatisme). Confiance : les Français, affirme-t-il « ont de moins en moins confiance dans leurs élites ». Elites autoproclamées, pourrait-on ajouter. « Nous avons construit notre histoire par la norme, a-t-il continué pour montrer que nous étions complexes, nous adorons les lois. » Mais la norme justement est là non pas pour cadrer la société, mais pour éviter la loi de la jungle qui laisserait les exploités complètement démunis devant les exploiteurs. Et quant au corporatisme voici ce qu’en dit Macron : « Notre économie et notre société sont bloquées par des intérêts constitués », qui « captent trop l'intérêt général ». On penserait d’abord aux actionnaires, aux patrons de sociétés, notamment à ceux du CAC 40. Mais non, selon l’ancien associé de Rothschild qui reconnaît avoir gagné en moins de deux ans 2 millions d’euros, les corporatistes c’est nous tous, les salariés qui défendent leur statut, leur droit à la retraite, leurs salaires, leur temps de travail et de repos. Rappelons à Monsieur Macron que la caste des énarques est, elle bien vivante. Corporatisme ? Comment appeler les réseaux que François Hollande a tissé autour de lui avec les anciens de la promotion Voltaire de l’ENA ? Macron sort du même moule et, à part avoir travaillé chez Rothschild, son expérience du monde du travail, on la cherche encore.

Ne parlons même pas de sa lubie de faire travailler le dimanche et des atteintes qu’il veut –comme le reste du gouvernement d’ailleurs- porter à la justice prud’homale.

Un mot juste sur le développement du transport par autocars qu’il souhaite (en déréglementant) avec cet argument de classe : cela permettrait aux pauvres de voyager (tout moderne qu’il est Macron réinvente les trois classes dans les transports, -laissons les pauvres entre eux, ils nous dérangeront moins). Si le ministre parvenait à ses fins, donnons lui rendez- vous dans dix ans où le nombre d’accidents de la route aura augmenté de façon exponentielle, car en sus de la pollution, la déréglementation entraînera une baisse de la sécurité.

L’engagement « social » d’Emmanuel Macron viendrait de ce que les parents de sa grand- mère (ses arrières grands-parents) étaient illettrés. Vu l’âge de l’impétrant, cela remonte à au moins un siècle. Ce qui était encore malheureusement assez partagé. L’homme à la cuiller d’argent dans la bouche veut faire pleurer Margot.

Il ne montre que sa condescendance et sa suffisance.

Un lieu commun dans l’entourage de François Hollande et Manuel Valls.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 13:53

Nous savons bien que nous vivons des temps obscurs, et que certains s’ingénient à les noircir encore plus. La dernière polémique en date (l’une des dernières…) qui fait le buzz, comme on dit, concerne l’échange qualifié de vif, mais qui ne l’était pas tant que ça finalement, entre Léa Salamé qui officie sur France Inter et sur France 2 et Eric Zemmour, qui officie partout, lors de l’émission de Ruquier (RTL et France 2). Disons le tout net, cet échange était pitoyable et ce des deux côtés (1). Ne revenons pas sur Zemmour, on connaît le chroniqueur du Figaro, antiféministe, machiste, xénophobe, on en passe et des meilleurs, et qui représente, bien qu’il s’en défende, l’idéologie dominante, présente partout dans les médias : rejet de l’autre, regret du passé, etc.

Bref, Zemmour vient de publier un nouvel opuscule. Léa Salamé tente de le contredire sur un chapitre du livre consacré à l'historien Paxton qui démontra la politique antisémite du régime de Vichy. Elle affirme tout d’abord qu’avant le livre de ce dernier paru en 1973 on ne parlait pas de Vichy… Certains chroniqueurs et certaines chroniqueuses devraient apprendre que la vie –et l’idéologie- n’ont pas commencé à exister au moment où eux même s’y sont intéressés. Bref. Mais là où cela devient dangereux, c’est quand, argument suprême, Léa Salamé met en avant la judaïté, réelle ou supposée, d’Eric Zemmour parce que ce dernier réévalue (en positif) le rôle de Pétain.

« Je note en tout cas, dit-elle, que parfois j’ai le sentiment chez vous (…) vous aimez tellement la France, vous voulez tellement, vous le juif, faire plus goy que goy faire plus Français que Français que vous en arrivez à remettre en cause Vichy, à réévaluer Pétain ». Pas un murmure dans l’assistance, pas une récrimination de l’animateur. Parce qu’il est juif, donc, Zemmour n’aurait-il pas le droit d’être con, raciste, xénophobe, pétainiste ? Qu’est-ce que cette volonté de juger les idées de quelqu’un en fonction de son origine réelle ou supposée ? C’est une régression communautariste extrêmement dangereuse qui met bien, à mes yeux, Léa Salamé sur le même plan qu’Eric Zemmour.

 

(1)  Les arguments d’Aymeric Caron étaient bien plus de fond. Et cela n’a pas fait le buzz, pas le même en tout cas.


 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:29

Le piège se referme sur la gauche. Et ce piège a été ourdi par François Hollande lui-même. Non content de faire monter le FN par une politique aux antipodes des valeurs et des combats de la gauche, le président de la République et son Premier ministre de circonstance croient s’en sortir en faisant la courte échelle à Nicolas Sarkozy. On a entendu Valls récemment dire qu’il voulait débattre avec Sarkozy. Ce dimanche, c’est Cambadélis qui en tant que chef du PS (rappelons que le premier secrétaire issu du congrès socialiste a été promptement débarqué pour permettre à l’ancien affidé de DSK de prendre du galon) veut débattre avec Sarkozy. Les voilà donc, nos socialistes, avec en face d’eux l’opposition dont ils rêvaient. Ils font comme si Sarkozy sera élu les doigts dans le nez à la tête de l’UMP… Comme si tout ça était entre eux –PS et Sarkozy- un jeu couru d’avance. Pendant les deux ans et quelque qui nous séparent de la présidentielle, le débat politique dans les médias se résumera à Sarkozy-Hollande ou Sarkozy-Valls. Le PS veut nous refaire le coup du « si c’est pas nous, ce sera Le Pen ou Sarkozy ». Mais à ce jeu tout le monde va y perdre, sauf les tenants d’un capitalisme dur. Quand on entend les principaux chefs socialistes, Cambadélis en tête, dire qu’il faut que la grève à Air France cesse on a bien compris vers quoi leur cœur balance. Et ce n’est même plus une politique social-démocrate (au moins la social démocratie a-t-elle eu historiquement des liens avec la classe ouvrière et le monde du travail). Des Thévenoud, le PS en est rempli. Des gens qui n’ont fait que graviter dans les cabinets ministériels, qui font de la politique un métier (et qui n’ont pas de métier).

Hollande doit bicher dans son palais. Plus Sarkozy le traînera dans la boue, plus il pensera pouvoir rassembler, par réflexe légitimiste, les électeurs de gauche. Mais Hollande et Sarkozy, car les deux vont de pair, ne font que faire le lit des Le Pen.

C’est aujourd’hui la convergence des luttes sociales qui peut mettre un frein à ces politiques de gribouille.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 00:16

Cinq mois après avoir été nommé, Manuel Valls a remis la démission de son gouvernement au président de la République. Il ne s’agit pas d’un remaniement, il s’agit bien d’une tentative de recomposition politique, d’abord interne au PS, mais pas seulement.

La démission du gouvernement survenant après les propos d’Arnaud Montebourg et, dans une moindre mesure, de Benoît Hamon, révèle d’abord un échec –un de plus- de Manuel Valls. Echec personnel mais surtout échec politique. Ayant inscrit sa démarche dans le soutien inconditionnel à François Hollande (juste après sa cinglante défaite lors de la primaire socialiste), l’ancien conseiller en communication de Lionel Jospin, pensait avoir assez d’idées et les reins assez solides pour montrer qu’il réussirait à faire appliquer la politique de François Hollande.Valls avait fait, après la primaire socialiste, le même constat qu’Arnaud Montebourg : choisir le candidat socialiste qui avait, selon eux, le plus d’atout pour gagner ; mais surtout éliminer Martine Aubry qui aurait, sans doute, donné une image plus sociale (même si nous ne nous faisons aucune illusion sur le sens profond de la politique qu’elle aurait mise en oeuvre) et donc qui aurait pu gêner les deux candidats à la primaire dans l’optique de la présidentielle de 2017. (1)

Un échec donc. Réel. Car, selon eux, leur politique d’austérité et d’alignement sur les concepts patronaux, devaient apporter des résultats. Pas en termes de pouvoir d’achat, ou de baisse du chômage (les conditions de vie de la population sont le cadet de leurs soucis), mais en terme de croissance, de, comme ils disent, reprise économique, qui est toujours vérifiée à l’aune des intérêts du patronat et des actionnaires, jamais du monde du travail. Or, aucun indicateur n’est au vert. Cet échec s’accompagne d’une impopularité sans précédent. C’est cette impopularité qui a poussé aussi Valls et son mentor Hollande au choix rapide de changement de gouvernement. (Comme quoi le rapport des forces, même en creux, est essentiel).

Cela marque aussi l’échec du parti socialiste qui depuis maintenant des décennies est dans l’incapacité de représenter un quelconque espoir de changement (changement étant entendu comme rupture avec les dogmes capitalistes) et qui devient, en tant que force politique, le principal obstacle à ce changement.

Il faut donc arriver au dépassement du parti socialiste, ce qu’avaient compris Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez notamment quand ils quittèrent le PS pour créer le parti de gauche. Sauf que le parti de gauche n’a jamais réussi à être une alternative socialiste au PS (j’y reviendrais), n’entraînant que peu de militants et élus et ayant été ensuite dans l’incapacité quasi absolu de faire réélire ses sortants (qui en fait avaient été des « entrants » socialistes). Arriver à un dépassement du parti socialiste –c’est à dire sa disparition- ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire avec les électeurs socialistes et aussi encore nombre de militants socialistes. L’évolution –même si elle est marquée par la perspective d’une candidature présidentielle en 2017- de Montebourg, Hamon, des « frondeurs » (même si la plupart d’entre eux ne vont pas au bout de leur démarche) (2) montrent qu’une autre configuration politique peut exister.

L’essentiel se situe dans la capacité à faire bouger le rapport de forces, d’abord dans le monde du travail, donc dans les entreprises et les quartiers populaires, sans se substituer aux organisations syndicales, mais en y faisant entrer la politique et rassembler le salariés sur des revendications immédiates.

La proposition de dire qu’il faut des élections maintenant, c’est encore une fois appeler à la délégation de pouvoir. (3) (Laissez-nous faire, on gagne les élections et c’est dans la poche). Sauf que s’il y avait des élections maintenant on se retrouverait soit avec un PS vallsisé qui jouerait la carte du Front national (si vous ne votez pas pour nous, vous serez responsable de l’éventuelle venue au pouvoir de Le Pen et consorts) et de la peur du retour de la droite (on n’a pas foutu en l’air Sarkozy pour le voir revenir), ou un retour de la droite dure. Par contre le développement d’un mouvement social dans les entreprises, les quartiers populaires, qui peut, selon les questions rassembler des gens et des organisations et associations différentes permettra de changer la configuration politique.

 

 

(1)  Montebourg, Filipetti et Hamon ont ensuite fait le choix après la faillite du gouvernement Ayrault de soutenir et mettre en avant Valls, pensant qu’ils auraient ainsi les coudées plus franches. Comme quoi la politique du pire n’est jamais bonne.

(2)  Le problème qu’on a avec la plupart des responsables politiques, à droite évidemment mais aussi au PS, c’est que ce sont des personnes qui n’ont jamais travaillé (ils ont atterri directement dans les cabinets politiques), qui ne vivent pas dans les quartiers populaires.

(3)  Tout comme dans un autre domaine, dire qu’aujourd’hui la question principale est la VIe République. Excusez-moi d’être direct mais la VIe République tout le monde s’en fout. Posons-nous, par exemple, la question de savoir pourquoi nous avons été dans l’incapacité de rassembler un front commun sur les retraites qui fasse rendre gorge à Hollande de son projet, inscrit dans la continuité de la réforme Sarkozy ?  On peut vouloir tendre vers la VIe République, mais poser la question comme facteur de rassemblement, c’est encore une fois, dire « attendez les changements institutionnels et tout sera réglé ». C'est encore une fois, agiter l'illusion du réformisme.

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:12

François Hollande et Manuel Valls (monsieur Cinq pour cent) ont réussi ce tour de force après deux ans de pouvoir quasi absolu :  faire monter le Front national et enclencher le retour sur le devant de la scène de Nicolas Sarkozy. Cela ne sert plus à rien désormais qu’ils crient aux loups. Ce sont eux qui les ont nourri par une politique aux antipodes de ce que devrait être une politique de gauche et par une camarilla –il n’y a pas d’autres mots- qui s’empêtre dans les affaires financières. L’une –adjointe socialiste à la présidence de l’Ile-de-France, ment sur la manière dont elle a obtenu son logement ; l’autre -secrétaire d’Etat dans le gouvernement Valls- sous évalue de 700 millions d’euros sa déclaration de patrimoine. Et à part çà certains veulent nous faire croire que la lutte de classes, ce n’est pas moderne ?

Oui, il faut combattre le Front national et le sarkozysme renaissant. Mais, d’abord, en cessant de faire une politique de droite. C’est ce gouvernement –l’un des plus autoritaires que l’on ait connu ces vingt dernières années (1)- qui est le premier responsable de la montée de l’extrême droite et de la situation de crise du pays, en osmose avec le Medef. C’est donc contre ce gouvernement –et contre le Medef- qu’il faut d’abord agir.

 

(1)  On pourrait longuement citer tous les propos antiparlementaires, notamment de Manuel Valls ; les forces de l’ordre contre les grévistes dans les entreprises menacées de fermeture ; le véritable scandale d’Etat qu’a été le dernier coup de force contre les migrants à Calais ; les propos (et les actes) anti-Roms largement partagés dans la galaxie majoritaire… Sans parler d’une politique extérieure agressive qui fait revenir la France aux pires moments de la guerre froide quand, par exemple, les gouvernements français (dirigé par le socialiste Guy Mollet) et britannique (dirigé par le conservateur Anthony Eden) –en alliance avec le gouvernement socialiste d’Israël- intervenaient militairement contre l’Egypte qui venait de nationaliser le canal de Suez en 1956.

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 09:49

Nadine Morano, députée européenne de son état et qu’on ne présente plus tant elle est présente sur toutes les ondes s’en prend, suite à la garde à vue et à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, à la juge Claire Thépaut, chargée du dossier.

La députée européenne pense que la juge, parce qu’elle a été membre du Syndicat de la magistrature, est « partiale ».

Ce soir (mercredi 2 juillet) Nicolas Sarkozy passait sur TF1 et Europe 1 à une heure de grande écoute. Madame Morano ne trouve pas Elkabbach « partial », et c’est bien dommage. Cumulard des emplois depuis des décennies –aujourd’hui sur Europe 1 et sur LCP où il anime un talk show quelque peu soporiphique-, l’intervieweur est toujours du côté du manche. Une chose est quand même troublante. Que dit l’ancien président de la République ? En substance, que le temps était venu qu’il s’exprime. Le temps lui est venu, il n’a qu’à demander à TF1 et à Europe 1 de l’interviewer et il obtient satisfaction tout de suite. Comme les ministres PS qui défilent sur les ondes, comme le FN. Il n’y a que les communistes (1) qui aujourd’hui sont interdits d’antenne. Quand se révoltera-t-on contre la soumission des grands médias à l’idéologie dominante et aux pressions politiques et patronales ?

Morano n’aime pas le SM, mais elle aime la tartufferie.

 

(1)  Je dis bien que les communistes, car les dirigeants du PG sont invités, eux régulièrement, et ce au détriment du PCF (je fais une exception , naturelle, pour JL Mélenchon qui fut candidat à la présidentielle et qui donc a, de fait, un « statut » particulier).

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 01:02

Le Sénat a voté pour un référendum portant sur la réforme territoriale. Les écologistes ont voté contre. A l’Assemblée nationale les mêmes écolos ont, comme un seul homme, voté avec les socialistes, contre le référendum. Il n’y a décidemment aucune raison de faire une différence de traitement–comme cela a été fait par le parti de gauche lors des municipales- entre le PS et les écolos. A contrario cela justifie même la position du PCF de décider des alliances municipales au cas par cas –ce qui peut amener parfois à des erreurs mais qui a le mérite de tenir compte des situations concrètes. Le PG devra bien un jour expliquer pourquoi ce qui est si mal avec les socialistes est si bon quand il s’agit des écologistes ?

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 01:20

 Valls veut que la réforme territoriale –élaborée sur un coin de table, on se demande même si elle n’a pas été jouée au bonneteau- soit adoptée avant la fin de l’année et, comme à son habitude, fanfaronne : « perdre du temps, cela n’a aucun sens », dit-il. Il réagissait au report à une date indéterminée du débat au Sénat parce que la conférence des présidents dudit Sénat a constaté la « méconnaissance » des règles fixées par la loi pour la présentation du projet de loi, comme le résume l’AFP. Le Conseil constitutionnel va être saisi. Pour les sénateurs communistes « l’étude d’impact qui doit obligatoirement accompagner un projet de loi doit comprendre un certain nombre d’éléments et de documents » qui, en l’occurrence, font défaut. Manuel Valls –l’homme qui n’aime pas les Roms, ni d’ailleurs tout ce qui n’est pas blancos- n’aime pas non plus le travail parlementaire.

Le même Valls, décidément, reconnaît que les chiffres du chômage de mai sont « mauvais ». Le premier ministre faisait un commentaire, puisque son ministre du travail refuse désormais de commenter les chiffres parce que cela n’a, pour lui, pas de sens. Merci pour les quelques 500 000 nouveaux chômeurs depuis que François Hollande- l’homme qui allait terrasser le chômage- est président de la République. Et Valls, après avoir dit que les résultats étaient mauvais, a quand même ajouté qu’il fallait se garder de tout « fatalisme ».  On dépasse les 5 millions de chômeurs et le premier ministre nous somme de ne pas être fataliste ! « L’heure est à l’action », harangue-t-il et pour cela il « compte » (ce sont ses termes) « sur les entreprises de France, avec les moyens que nous allons leur donner, la baisse du coût du travail, la baisse de la fiscalité ». Il est temps de dire à Manuel Valls, l’antifataliste, celui qui donne de l’argent aux patrons, qu’il est temps qu’il s’en aille. Depuis deux ans, Monsieur Cinq pour cent et son compère Hollande, n’ont fait qu’aggraver la situation. Qu’ils laissent la place à la gauche.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:02

Manuel Valls, Premier ministre devant l’Eternel, nous en baille de belles. Voilà que notre ancien ministre de l’Intérieur (et monsieur 5% des primaires ouvertes socialistes à la présidentielle) se prend pour un chef syndical (tel que lui le conçoit évidemment) tançant les grévistes de la SNCF et les sommant de reprendre le travail. Avec cette belle formule, sortie tout droit dirait-on d’un manuel de formation de manager en déroute (1). « La grève, dit notre ancien conseiller en communication de Lionel Jospin, doit avoir un sens, ses motivations profondes doivent être comprises, ça n’est pas le cas, donc il faut que cette grève s’arrête ». Ainsi parle le maître de cérémonie.

« Nous avons abouti à un texte de loi qui refonde la SNCF, qui permet à la SNCF de préserver ses grandes missions de service public, (...) qui préserve le statut des cheminots », ajoute-t-il avec la même grâce qu’un éléphant dans un potager (et encore, les éléphants sont-ils utiles). Ce qu’oublie de dire Manuel Valls c’est que le texte qu’il nous proposait ne garantissait rien de tout cela. Que les avancées du projet de loi ne sont dues qu’à la ténacité des députés Front de gauche et à la mobilisation des cheminots. Sinon, rien n’aurait bougé. Le premier ministre affirme aussi que le texte avait été discuté en amont avec tous les syndicats. Cela veut dire quoi ? Je mouille tout le monde ? On peut discuter sans écouter et surtout sans reprendre les propositions syndicales. Valls indique aussi que la grève doit s’arrêter car les députés ont fini l’examen du projet. 1- a contrario cela justifie que les cheminots aient fait grève jusque là (et infirme totalement sa première déclaration martiale au début du conflit). 2- le texte n’a pas encore été voté, puisqu’il doit l’être mardi prochain. 3- Le Sénat doit encore l’étudier et cela ne se fera pas avant le 10 ou 11 juillet. Le Premier ministre aurait donc oublié que nous avons un système bicaméral ? 4- Bref, si on poursuit, et si on s’en tient au raisonnement de notre expert en luttes sociales, la grève devrait continuer… jusqu’à la fin de la discussion au Sénat (sans compter après la navette parlementaire,  etc.)

En résumé, le Premier ministre, comme le président de la République –et l’ensemble du gouvernement, Montebourg et Hamon compris- s’en prend toujours aux mêmes : aux salariés, à ceux qui luttent. Jamais un mot plus haut que l’autre vis-à-vis du patronat et des actionnaires. La « gauche » gouvernementale  est en train de mourir et elle souhaite entraîner tout le monde dans sa mort.

 

(1)  A propos : 120 jeunes dirigeants d’entreprise, complètement bourrés, ont mis le souk dans un train l’autre jour. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre. Les bouteilles ont été confisquées et le futur gratin du patronat a été autorisé à remonter dans le train. Aucun n’a été interpellé. Question à l’ex ministre de l’Intérieur : que ce serait-il passé si les jeunes (leur jeunesse est relative) en question avait été originaires des quartiers populaires ? La haine de classe, ça existe aussi.

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