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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:41

Nous y voilà. Alors que la politique économique et sociale du gouvernement est largement contestée et que la droite emplit les rues, sans riposte d’envergure de la gauche (ceux et celles qui se situent à la gauche du PS) (1) David Assouline, porte parole du PS affirme aujourd’hui sur BFM TV : « il faut que la France de la fraternité se manifeste fortement ». Et le sénateur d’estimer que cela passera sans doute par « une grande manifestation ». La boucle est bouclée et la politique économique et sociale oubliée. Les dirigeants du PS veulent réaliser l’union sacrée de la gauche derrière eux. Mais c’est d’abord la politique actuelle du PS au gouvernement qui ouvre un boulevard à la droite et à l’extrême-droite. Comment pourrait-on défiler demain avec ceux qui n’ont aucun mot pour condamner les propos de Valls sur les Roms, qui soutiennent sa politique d’expulsion des sans papiers, qui approuvent son choix politique de remettre en cause les 35 heures –et il n’est pas le seul au PS à le dire ?

Tout ça apparaît cousu de fil blanc. Droite et PS sont en train de se renvoyer l’ascenseur. Au plus grand profit du Medef.

 

(1)  On peut à ce titre s’étonner qu’une fois encore alors qu’existe une mobilisation syndicale (journée d’action prévue le 6 février) on annonce une mobilisation anti TVA…le 8. Si on veut aller d’échec en échec continuons comme cela.

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 08:25

Arcole Industries un des repreneurs potentiels de Mory Ducros verse dans le chantage : en substance, on reprend l’entreprise (avec quand même près de 3000 pertes d’emplois) si les travailleurs cessent la grève et tout mouvement social dans les dépôts en lutte (1).

Le patronat se croit tout permis parce qu’il sait qu’il a les mains libres du côté du gouvernement. Les réactions de celui-ci ont été on ne peut plus timorées. Jean-Marc Ayrault (2) s’est bien mué pour la galerie en défenseur de l’emploi, il a quand même précisé que tous les postes ne pourraient être sauvés. Merci pour les salariés qui vont devoir pointer à Pôle emploi. Pour Jean-Marc Ayrault, et les dirigeants d’Arcole Industries, pas de problème d’avenir.

 

(1)  Déclaration d’André Lebrun, président du directoire d’Arcole Industries dans un courrier à Arnaud Montebourg daté du 28 janvier dernier.

(2)  Pour sa part Arnaud Montebourg, qu’on présentait autrefois comme « représentant de l’aile gauche » du PS s’est rendu sur le site de Limeil-Brévannes conseillant aux salariés de cesser la grève (« je ne pense pas que ça soit la meilleure manière de servir nos intérêts, vos intérêts » a-t-il notamment déclaré).

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 23:15

Les mauvais coups se font toujours pendant des périodes de congés, quand le pouvoir pense que les gens sont moins disponibles. Parmi les mauvaises nouvelles, le décret (merci M. Ayrault !) autorisant le travail du dimanche pour les magasins de bricolage pendant quinze mois… avant de statuer après. Manière de faire passer la pilule, parce que dans quinze mois les mêmes, pour s’opposer à l’interdiction du travail dominical, plaideront « habitudes », « entré dans les mœurs », alors que la vraie question est celle des salaires et des conditions de travail. Poser la question du travail, son contenu, sa finalité, dans la société, c’est poser la question de la transformation sociale. Pour le moment le gouvernement et le Medef ne veulent qu’une chose : imposer plus de servitudes aux salariés et exonérer le patronat.

Deuxième disposition prise dans l’urgence : l’abrogation de certaines mesures administratives pour permettre l’agrandissement des porcheries en Bretagne. Contrecoup de l’alliance Medef-Fnsea dans les départements bretons ?

Troisième mauvais coup : la décision du Parquet général de Lyon de donner instruction au Procureur de Roanne d’interjeter appel contre la relaxe des « Cinq de Roanne », cinq militants CGT qui, avec raison, avaient refusé un prélèvement ADN (1). Le Parquet général a-t-il pris cette décision seul, ou a-t-il répondu aux sollicitations de la Chancellerie ? C’est, en tout cas, une décision politique qui nécessite une réaction encore plus large que celle qui vit le 5 novembre dernier 20 000 manifestants à Roanne. Cela repose aussi la question de l’amnistie pour tous les militants syndicaux et du mouvement social condamnés ces dernières années.

 

(1) Lire la réaction de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT link

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 01:29

Le maire de Lyon Gérard Collomb a-t-il le bras long ? En tout cas la police n’a pas hésité à placer en garde à vue, ce jeudi 19 décembre, une élue, qui plus est maire du 1e arrondissement de la capitale des Gaules, pour « complicité de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Tout cela pour avoir participé à une action collective visant à reloger des familles sans abri dans un collège désaffecté…

Le maire de Lyon affirme sa superbe socialiste mais ne tolère pas qu’on veuille faire une autre politique que la sienne. Car l’élue en question, Nathalie Perrin-Gilbert, a quitté le PS pour former le Gram (Groupe de Réflexion et d'Actions Métropolitaines). Et le Gram et le Front de gauche, dont la tête de liste est la communiste Aline Guitard, venaient d’annoncer leur alliance pour les municipales. La brutalité policière (l’élue a été retenue dix heures au commissariat) a provoqué une réaction d’indignation d’EELV. Quant à Gérard Collomb il avait jugé mercredi « complètement irresponsable qu’on appelle à l’occupation de locaux publics ».  Même François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe… C’est dire !

Le même Gérard Collomb déclarait en novembre 2011 (1) qu’il refusait l’accord pour les futures législatives PS/EELV en ces termes « je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd’hui devant les Khmers verts ». On ne se souvient pas que Gérard Collomb ait pris les armes et soit parti dans le maquis cambodgien combattre la dictature polpotiste. On observera aussi que les Khmers (le peuple cambodgien) ne sont pour rien, eux, ni dans les massacres qui les ont accablés ni dans les rapports politiques entre les socialistes et leurs alliés Verts en France. En qualifiant, à l’époque, du sceau de l’infamie le peuple khmer (être khmer signifierait donc être fondamentalement totalitaire) le maire de Lyon montrait bien ses penchants.

(1)  Entretien au Parisien/Aujourd’hui du 22 novembre 2011.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:52

Ce soir –mercredi 18 décembre- peu après 18 h, Laurence Ferrari sur I Télé interroge Edouard Martin, le leader CFDT d’Arcelor Mittal, tête de liste PS aux européennes de 2014 dans le Grand Est. Question finale : savez-vous combien vous allez gagner au Parlement européen ? Que signifie ce genre de question : qu’un ouvrier trahirait sa classe en devenant élu du peuple ? Pourquoi cette question n’est-elle jamais posée aux autres hommes et femmes politiques, particulièrement de l’UMP ou du PS ? Parce que lorsqu’on est ouvrier on est apparemment incompétent en matière de politique ? On se souvient que Philippe Poutou, lui aussi syndicaliste, avait eu droit à des critiques acerbes de certains de ses compagnons d’alors –qui ont depuis rejoint le Front de gauche- le traitant d’ouvriériste ?

Laurence Ferrari dévoilera-t-elle un jour sa feuille de paye en public ?

On peut naturellement contester les choix politiques d’Edouard Martin, - attendons de voir comment il mènera sa campagne-, mais il serait plus que temps que les salariés présents dans une multitude de luttes et de conflits se retrouvent sur les futures listes du Front de gauche pour les européennes. Il est nécessaire que le monde du travail retrouve une représentation politique.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:43

Il y en a qui ne doutent de rien. François Delapierre, adhérent du parti socialiste pendant plus de vingt ans, et qui fut même membre de son bureau national, reproche au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui, lui, n’a jamais été membre du PS, d’être « engagé dans les campagnes municipales, à Paris notamment (…) derrière le PS ». La conception de la politique de François Delapierre, c’est que tout le monde doit être le doigt sur la couture du pantalon lorsque le PG dit quelque chose, même quand il se contredit.

François Delapierre autoparachuté à Sainte-Geneviève-des-Bois (1) ferait bien de demander à son  ami Alexis Corbière ce que ce dernier a bien pu faire pendant douze ans comme premier adjoint au maire (PS) du 12e arrondissement de Paris qui mérite de dire aujourd’hui pis que pendre sur une politique menée hier ? D’autant plus que tous les élus PG l’ont été sous l’étiquette PS.

Certains dirigeants du PG, dont François Delapierre, scient la branche sur laquelle ils sont assis. En insultant comme ils le font le secrétaire national du PCF, ils excluent d’avance toute alliance avec eux. Regardons cette formule de l’ancien dirigeant socialiste toute empreinte de rigueur dialecticienne : « nous n’avons absolument pas l’intention d’aller faire campagne d’une manière ou d’une autre collés à Pierre », a-t-il ainsi déclaré, selon l’AFP.

C’est ce qu’on appelle de la franche camaraderie, alors que, si je me souviens bien, la direction du PCF avait mis toute la force de ses convictions politiques pour que les communistes de la Xe circonscription de l’Essonne acceptent l’arrivée de François Delapierre lors des dernières législatives.

Il est temps de rappeler à nos camarades du parti de gauche –qui aiment se référer au Front populaire et au programme commun de la gauche, voir à Georges Marchais- que l’union est un combat et qu’il convient de ramener à nous –le Front de gauche- la grande masse des électeurs socialistes. Et que dans toutes les villes où, y compris avec les socialistes, on peut faire reculer l’austérité il faut le faire, car améliorer au quotidien la vie des gens est aussi un acte révolutionnaire (2). Ce qui n’empêche pas de combattre avec vigueur la politique gouvernementale et ses thuriféraires là où il le faut et quand il le faut.

Si les communistes avaient fait une croix sur les socialistes ayant voté oui à Maastricht, ils auraient fait une croix sur toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon et ses amis (restés au PS jusqu’en 2008). Mais peut-être que l’objectif de François Delapierre est-il d’abord de porter des coups aux communistes pour faire oublier qu’il fut membre du PS et très proche politiquement de l’actuel député de la Xe circonscription Malek Boutih, comme de l’ancien, Julien Dray ?

 

(1)  Il a été candidat à la législative partielle de 2009 dans les Yvelines puis s’en retourne dans l’Essonne comme tête de liste FG aux régionales de 2010. Il est élu conseiller régional au deuxième tour sur la liste d’union de Jean-Paul Huchon, (tout ce qu’il y a de plus PS) puis débarque dans la 10 e circonscription de l’Essonne pour les législatives de 2012 et s’autoproclame « candidat maire » (sic) pour l’élection municipale de 2014 à Sainte-Geneviève-des-Bois

(2)  Le PG dit refuser toute alliance avec le PS, ce qui ne l’empêche pas de faire des listes avec EELV dont les ministres soutiennent la politique gouvernementale. Cette politique à arguments variables est on ne peut plus politicienne.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 22:48
 

Sont-ils encore socialistes ? Entre un Manuel Valls qui proclamait, avant la présidentielle, que le PS devait changer de nom (abandonner l’épithète socialiste) et un Jean-Marc Ayrault qui ne jure que par l’abaissement du coût du travail, on est en droit de se le demander. Le premier ministre a engagé un pas de danse un peu particulier. Il annonce aujourd’hui même qu’il va recevoir les « partenaires sociaux » pour engager une remise à plat de la fiscalité… mais surtout parce que le système français est, selon lui, « devenu très complexe, quasiment illisible (…) » Cette remise à plat est un peu de lest que jette l’ancien maire de Nantes alors que le Front de gauche appelle à une révolution fiscale. Mais Jean-Marc Ayrault assure qu’il n’est pas question de revenir sur la hausse envisagée de la TVA –hausse avec laquelle le Medef est d’accord- car, dit-il, « ce serait revenir sur la baisse du coût du travail. Et cela il n’en est pas question. » Ce qui signifie que l’on va encore exonérer de cotisations les entreprises et faire payer aux salariés ce que le patronat et les actionnaires ne veulent pas payer. Comme socialisme, on a connu mieux.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 19:53

 D’après une dépêche AFP Jean-Luc Mélenchon aurait déclaré, à propos du PCF, lors de la convention de son parti –le PG- sur les élections (municipales et européennes) ce dimanche 13 octobre « les partenaires du Front de gauche ne sont pas le second choix quand les socialistes ne veulent pas de vous ». Il pose encore une fois le problème à l’envers. Il n’y a pas de second choix, il y en a qu’un. Est-ce qu’on peut faire une union qui fasse progresser le mouvement populaire et qui aide les habitants des quartiers et des cités populaires ? Le rapport de forces, si toutes les composantes du Front de gauche avaient tiré dans le même sens, aurait été beaucoup plus favorable aux forces populaires, y compris pour imposer à certaines sections du PS un changement politique.

En jouant d’emblée la politique de la division, Jean-Luc Mélenchon renforce le PS, puisqu’il limite le rapport de forces. Est-ce cela, en dernier ressort, son objectif ?

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 03:16

Il y a en un peu assez des vitupérations de dirigeants du Parti de gauche (PG) à l’égard du PCF. Cela leur rappelle-t-il l’époque où ils étaient dirigeants du parti socialiste ? Le problème avec la position défendue par la direction du PG, c’est qu’elle repose sur des postulats faux. Le PG voudrait que les décisions se prennent d’en haut et soient les mêmes dans toutes les villes. Or, la démocratie c’est d’abord de décider commune par commune de la stratégie à suivre. Le PG, dont les élus l’ont été sous l’étiquette socialiste –et qui n’a, en fait, pas de sortants- devrait savoir qu’il y a des communes où des listes d’union de la gauche existent depuis des décennies. Listes qui ont pu être gagnantes ou perdantes. Démobiliser les électeurs, c’est précisément  leur dire : voilà cela fait vingt ou trente ans que nous faisons l’union et, d’un coup, nous n’en voulons plus. En rappelant, par exemple, que, sur Paris, si Alexis Corbière est un adjoint au maire PS du 12e arrondissement, c’est parce qu’il était candidat socialiste sur la liste Delanoë… Et que jusqu’à preuve du contraire, il n’a pas démissionné. Comment expliquer aujourd’hui qu’il renie la politique qu’il mène depuis 2001 ? Facile dans ce cas de donner des leçons…

Sur le site de débat de Frédéric Taddeï Newring, reproduit sur le blog d’Alexis Corbière, ce dernier déclare : « Pierre Laurent porte un mauvais coup au Front de gauche en proposant que le Parti communiste quitte notre mouvement pendant ces élections à Paris, qui est pourtant l’une des principales vitrines de la vie politique française. » Où a-t-il lu et vu que le PCF quitte le Front de gauche ou le mette entre parenthèses ? A moins de penser que c’est le PG qui détermine, seul, qui a le droit de se revendiquer du Front de gauche...

On peut dire, par contre, que c’est le PG qui porte la responsabilité d’une éventuelle rupture en exigeant que tout le monde se rallie à sa position. C’est déjà ce qui avait été fait avec la candidature Mélenchon à la présidentielle annoncée par le PG (qui n’a fait voter que sur un seul candidat, rappelons-le) qui n’a jamais déclaré qu’il retirerait cette candidature si les autres formations politiques membres du FG avaient choisi quelqu’un d’autre… 

Alexis Corbière et ses camarades continuent à faire comme s’ils n’avaient jamais été membres du PS et, à ce titre, co-responsables de la politique de ce parti au moins jusqu’au référendum sur le TCE en 2005,  et des dégâts qu’elle a fait à gauche. Mélenchon – sénateur socialiste pendant 18 ans- avait bien, par exemple, appeler à voter oui à Maastricht. Preuve que l’on peut commettre des erreurs et … recommencer à en faire.

Corbière et les dirigeants du PG parlent de « listes autonomes », ce qui ne veut rien dire. Une autonomie signifie une dépendance. Les communistes sont indépendants. Quand on présente une liste opposée à d’autres, on est forcément indépendant et pas autonome, ce qui suppute une sujétion.

Bien sur, faire l’union depuis des années peut être remis en question quand il n’y a pas la volonté politique chez nos alliés éventuels à se prononcer sur les politiques d’austérité et d’autres. C’est donc d’abord un combat politique, qui n’est pas le même d’une commune à l’autre. Et ce combat politique est positif, il vise à unir, pas à diviser. Penser le contraire, c’est avoir une vision purement administrative de la politique.

Le repli sur soi proposé par le PG donne une image volontairement étriquée du FG. A cet égard l’adhésion d’un groupuscule comme la Gauche anticapitaliste n’a certainement pas aidé à l’idée d’un élargissement du Front de gauche. Elle le rabougrit (1).

L’objectif à ces municipales n’est pas de se compter, il est d’élargir les points d’appui pour les milieux populaires. C’est ce que fait semblant de ne pas comprendre le PG. Qui plus est, avec des arguments tels que l’on peut se demander si le PCF n’a pas à faire face à deux partis socialistes : le PS et le PG…

Quant à Martine Billard, pas avare non plus de critiques acerbes contre le PCF, rappelons qu’elle a été élue députée pendant deux mandats grâce au bon vouloir du PS (là sans essayer d’être autonome…) et que son résultat sous les couleurs du FG lors des dernières législatives n’a pas été fulgurant, preuve de l’incapacité de gagner en influence sur son ancien électorat. (Cela est aussi vrai des sortants socialistes passés au PG lors des cantonales et qui se présentaient sous l’étiquette FG. Ils ont été incapables d’avoir la moindre influence sur leur ancien électorat- à la différence du député Marc Dolez, réélu haut la main en 2012 et qui a quitté le PG ensuite en désaccord avec son sectarisme politique).

Le PG joue un jeu dangereux. Il sait qu’il est incapable de faire un score seul aux municipales, ce qui l’amène à faire un chantage à l’avenir du FG. Au lieu de forcer les socialistes à l’union, -d’essayer de changer le rapport de forces politique- sur une base claire, il renforce, de fait, l’argument désastreux du vote utile. En clair, il appelle à conforter le PS…

 

(1)  Sans parler de la campagne menée alors qu’ils étaient au NPA par les tenants de cette tendance contre Philippe Poutou. Or, aujourd’hui le NPA a une existence tandis que la Gauche anticapitaliste n’existe pas en terme d’influence politique ,d’où sa volonté de se rattacher à quelque chose d’existant.

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:28

Le Front républicain est une mauvaise expression qui, de fait, renforce le Front national en en faisant le seul opposant au système. Cette expression a été reprise dans les années 90, alors qu’elle désignait auparavant une véritable force politique qui était l’alliance d’une partie de la droite et du parti socialiste. C’est cette coalition de Guy Mollet à Jacques Chaban-Delmas en passant par François Mitterrand qui fut amenée au pouvoir en 1956, théoriquement élue pour mettre fin à la guerre d’Algérie et qui l’amplifia notamment avec le vote des pouvoirs spéciaux.

Dans Le Parisien de ce mardi 8 octobre, l’expert en communication Denis Pingaud estime que les « électeurs de gauche » ne comprennent plus la politique gouvernementale. C’est exactement l’inverse, ils ne la comprennent que trop bien. C’est une politique uniquement attentive aux desiderata du Medef. Les rodomontades à propos du redressement productif n’y peuvent mais.

« Pour éviter un nouveau 21 avril en 2017, François Hollande devra non seulement démontrer la pertinence de sa politique mais, surtout, créer une relation d’empathie avec les Français qui lui fait aujourd’hui défaut », estime l’expert. Il ne s’agit évidemment pas de démontrer la pertinence d’une politique, mais de voir clairement quels intérêts le gouvernement Ayrault-Duflot-Montebourg défend. Les électeurs et les électrices voient bien que le changement n’existe plus, si ce n’est dans une aggravation de la politique économique et sociale. Il faudra bien qu’un jour les experts en tout genre comprennent que le fond de la politique est justement… politique et non pas de créer de l’empathie sur un personnage.

 

A Brignoles, l’abstention n’a cessé de progresser au cours des trois scrutins des cantonales en deux ans et demi, passant de 56,8% à 66,6%. Le score du PCF s’affaisse cette fois, par rapport aux inscrits (13,3% en 2011 ; 15,08% en 2012 ; 4,87% en 2013) alors qu’EELV obtient 3% (ce qui fait un total pour la gauche de 8%, en recul de 7 points sur 2012). L’UMP, pour sa part, n’a cesser de chuter (11,4% ; 9,6% et 6,94%) tandis que le FN reste dans les mêmes eaux (13,91% ; 13,29% ; 13,49%) mais le total extrême-droite avec une candidature dissidente monte à 16,5% lors de ce dernier scrutin.

L’affaissement du PC n’est pas du qu’à la présence d’Europe Ecologie les Verts. Même si ces derniers portent une lourde part de responsabilité.S’il y avait eu candidature commune –et en admettant que les voix des deux formations se soient mathématiquement additionnées- le candidat de gauche se serait retrouvé devant l’UMP et de toute façon la candidature commune, dans ce cas là, aurait créé une dynamique.. (En 2011 la candidate écolo avait réalisé près de 5% des inscrits, il y a donc aussi recul de sa part.)

Le Front de gauche paye sans doute la division de la gauche au plan local, mais aussi les incertitudes qui pèsent sur la stratégie municipale et notamment sur l’empressement du Parti de gauche à se poser partout en première ligne. Le soutien appuyé d’Harlem Désir au nouveau candidat Front de gauche a pu sans doute créer aussi de la confusion. Surtout, une troisième élection en si peu de temps n’a guère incité les électeurs communistes à voter.

Dans Le Figaro de ce mardi 8 octobre Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire du PS, note que « les extrêmes, en particulier le Front national, mobilisent leurs troupes ». Qu’est ce que cela veut dire ? Qu’il y aurait, à gauche, un pendant à l’extrême-droite ?

Solution toute trouvée chez le perdant de la course au premier secrétariat du PS : « il faudra aussi faire en sorte de rassembler les gauches et les écologistes au premier tour des élections à venir ». Ben voyons… Le FN permet de donner un blanc seing au PS, blanc seing qui renforce lui aussi le FN.

L’union ne peut se faire que sur la base d’un programme construit avec l’ensemble de la population, sur un projet, dans lequel des socialistes peuvent se retrouver, de résistance à l’austérité et d’alternatives.

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