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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 15:06

Bartelone, on le sait, n’aime pas les communistes. Ou plutôt il les aime tant qu’il voudrait qu’ils prennent des vacances et lâchent toutes les municipalités de Seine-Saint-Denis. Mais comme son camarade de Parti, Manuel Valls, il n’aime pas les Roms, non plus. Et cela lui permet de tancer vertement la commissaire européenne Viviane Reading qui a eu le tort, à ses yeux, de critiquer la politique française vis-à-vis des Roms. Cela donne de la part du président de l’Assemblée nationale (1) cette formule-choc : « Elle est tout ce qui nous amène à ne plus aimer l’Europe. L’Europe, ce ne peut être l’Europe des pères ou des mères fouettards ». En prime, cette phrase qu’utilisent tous les démagogues de la planète : elle « devrait venir sur le terrain et voir ce qui ne marche pas dans les décisions qui ont été prises par l’Europe. » Bartelone, rappelons-le, venait d’être interrogé sur les mesures prises contre les Roms. Le tableau est complet: un coup contre les Roms (le soutien à Valls ne peut être autre chose que cela), un brin de démagogie antieuropéenne de bas étage. Il y a d’autres critiques à faire, beaucoup plus fondamentales, de cette Europe du capital. Mais un petit coup de menton avant les municipales, cela doit faire du bien.

Un autre qui ne fait pas dans la dentelle c’est Arnaud Montebourg… qui sans prendre frontalement, si je puis dire, la défense de Valls a quand même cette envolée : « qu’est-ce qui se passe sur le terrain ? Une exaspération considérable ! », « il y a des campements illicites, des occupations sans droit ni titre, des problèmes sanitaires, des problèmes de délinquance, et je voudrais dire que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls n’a pas la tâche facile ».

On ne demande pas à un ministre d’avoir une tâche facile. De toute façon, Manuel Valls a toujours dit la même chose, qu’on se souvienne de ses propos sur le manque de Blancs sur un marché de sa ville.

Ce qui est répugnant dans ces attaques contre les Roms en général, c’est cette volonté d’en faire des boucs émissaires et un argument électoral. Selon tous les experts, il y aurait environ 20 000 Roms de Bulgarie et de Roumanie en France. Ce n’est ni l’invasion, ni le raz-de-marée dont se prévalent nos ministres et autres édiles de droite et socialistes.

(1)  Interrogé sur Europe1, vendredi 27 septembre 2013

(2)  Interrogé sur RTL, vendredi 27 septembre 2013

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 18:38

L’édito de François Delapierre dans A Gauche du 20 septembre 2013 est clair en ce qui concerne le FN. Il y a un jeu médiatique qui vise encore une fois à faire du Front national la seule alternative, le seul vote repoussoir du système. Et cela, évidemment, pour inciter au vote utile. C’est net: les socialistes font de la surenchère en allant sur le même terrain que Le Pen et Sarkozy, notamment à propos des Roms, mais aussi en matière de sécurité. Qu’un ministre de l’Intérieur se réclamant de la gauche en vienne non pas à soutenir la légitime défense (cela existe dans le droit français) mais à légitimer la peine de mort sans jugement (l’assassinat du jeune qui venait de cambrioler un tabac) en dit long sur le sens profond de la pensée socialiste. Bien d’autres dirigeants du PS tiennent le même discours que l’idéologie dominante, notamment en matière de « compétitivité », recul de l’âge de la retraite, etc. Aller sur les terres idéologiques de Le Pen, c’est d’une part le renforcer, d’autre part dire effectivement qu’il n’y a pas d’issue.

Ceci étant, faisons également attention : les slogans entendus notamment pendant la campagne d’Hénin-Beaumont (« Front contre Front » par exemple) participent d’une démarche qui place le Front national au centre de la vie politique. Ce n’est pas Front contre Front, c’est le Front de gauche contre la droite, l’extrême droite et les partisans du libéralisme à gauche. Notre volonté est d’unir le peuple, pour construire une alternative.

Deux choses quand même : il est difficile d’écrire que la Grande-Bretagne n’a jamais connu de révolution quand elle fut la première en occident à couper la tête d’un roi et que le Parlement –tout croupion qu’il était- vota la création d’un Commonwealth républicain. La haine des royalistes était telle que, quand ils revinrent au pouvoir, ils déterrèrent Cromwell pour décapiter son cadavre… Et cela se passait au 17e siècle. Quant à la république ! Le système bicaméral britannique, en dépit d’un système électoral mutilateur de démocratie, n’a rien a envié au système français présidentiel. La république en soi, malheureusement, n’est ni un gage de démocratie, ni un gage de progrès social. La deuxième remarque porte sur les balais. C’est un symbole peu sympathique même s’il fait penser à Lénine balayant le vieux monde et les balais étaient loin d’être majoritaires à la manif du 5 mai…

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 00:08

Dans Le Parisien de lundi dernier articulet sur le Front de gauche intitulé « Le Front de gauche ne fait pas recette ». Martine Chevallet écrit que « malgré son ambition d’attirer à lui les déçus du PS et de François Hollande, le Front de gauche a échoué à rallier à lui les mécontents », trouvant même que le score de sa candidate (5,08%) était décevant, alors même –et la journaliste le reconnaît- le PCF ne dépassait guère les 2% dans cette circonscription. Le FDG n’ouvre pas encore aujourd’hui une alternative politique, mais il ouvre une perspective (voir Cahuzac suite: le boulevard au FN ). Depuis les législatives de 2012, il progresse légèrement lors des partielles. Cela veut dire qu’il s’est gagné un socle électoral et que le PS ne parvient pas à l’entraîner dans sa chute. La rencontre de Montreuil, dimanche dernier, initiée par le PCF, permettant débats et réflexions plus larges que le seul Front de gauche montre que la construction d’une autre majorité de gauche est possible. Le Parisien note que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas déplacé pour soutenir la candidate. C’est plutôt un signe rafraîchissant : les électeurs Front de gauche se déterminent par rapport à une ligne politique et non par rapport à un leader tout aussi charismatique soit-il.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 00:00

Le PS devient la caricature de sa propre caricature. La deuxième conférence sociale n’a pour le moment débouché sur rien. Les syndicats sont pour le moins réservés. Même la CFDT trouve des choses à redire. Le président de la République a justifié une future augmentation de la durée de cotisations par le trop fameux –et trop puéril- on vit plus longtemps donc on doit travailler plus longtemps (1). Ce sont au bout du bout toujours les mêmes qui payent : les salariés. Mme Parisot du Medef fait des leçons de morale aux jeunes en leur disant que si l’on continue comme ça ils toucheront des pensions plus faibles que celles de leurs parents et grands parents. Comme si hier et aujourd’hui les pensions étaient astronomiques. Combien touche-t-elle Mme Parisot, si efficace que même le Medef n’en veut plus ?  (A ce titre d’ailleurs, on peut se poser des questions sur la représentativité de la délégation Medef à la conférence sociale). Le PS, lui,  par la voix d’Harlem Désir trouve tout cela très bien et se félicite « d’un dialogue retrouvé avec les partenaires sociaux »… Comme si salariés et patrons étaient des partenaires… et comme si l’absence de négociations signifiait le dialogue social. Bref, le PS se fait encore des illusions, oubliant au passage le peu d’écho (l’échec pour tout dire) de la prestation télévisée (de la radio filmée, en fait) de François Hollande lors de l’émission Capital l’autre soir (c’était dimanche et tout le monde s’intéressait en fait à l’élection de Villeneuve sur Lot).

 

(1) On vit plus longtemps parce qu'on travaille moins. Et surtout, l'espérance de vie en bonne santé, elle, diminue. La logique hollandienne veut qu'on travaille jusqu'à la maladie.

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 00:37

Ainsi le choix se résume pour dimanche prochain, dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne à un face-à-face entre le candidat UMP et celui du Front national. Le candidat socialiste arrivé en troisième position est éliminé car il ne recueille pas 12% des inscrits. L’argument massue –et à tomber par terre- du candidat du PS, qui tentait de succéder à Jérôme Cahuzac, est que le beau temps a empêché les électeurs d’aller voter…

Mais, baste, regardons plutôt l’évolution politique depuis le premier tour de 2012. Le candidat FN (qui se présentait il y a un an dans une autre circonscription) gagne 10,33 points et 986 voix par rapport à la candidate FN de l’an passé. Le candidat UMP gagne (à 28,71%) 1,7 points mais perd 3575 voix. Le candidat socialiste, malgré les effets de manche de Eduardo Rihan-Cypel, porte-parole du PS, pour minimiser la défaite (1), perd 14790 voix par rapport à Cahuzac et 23,17 points… Mais tout ça, comme le disent d’une seule voix Harlem Désir et Rihan-Cypel, c’est à cause de la désunion de la gauche. En 2012, il y avait cinq candidats de gauche au premier tour, quatre cette fois ci... Encore une fois, comme en 2002, le parti socialiste veut faire porter sa propre responsabilité sur les autres. Si des élécteurs-trices de gauche ne votent pas socialiste c’est tout simplement qu’ils ne veulent pas ou plus voter socialiste. C’est le PS qui fait aujourd’hui reculer la gauche. Entre 2012 et 2013 dans cette circonscription la gauche a perdu 15444 voix (dont 14790 perdues par le seul PS…) On conviendra que la démonstration est faite : ce n’est pas le nombre de candidats de gauche qui est responsable de la défaite du PS mais bien toute une politique (on le voit aussi dans les autres élections partielles).  En pourcentage, c’est encore plus parlant puisque l’ensemble des candidats de gauche passe de 54,3% à 32,66% soit une perte de 21,64% (c’est à dire que seul le PS fait reculer la gauche).

La gauche non socialiste, elle, passe de 7,44% à 8,97% gagnant 1,53 point et perdant 634 voix. La candidate Front de gauche (Gauche unitaire et dont le suppléant est PCF) progresse en pourcentage de 4,50% à 5,08% (en passant de 2169 voix à 1670).

Par delà les questions qui restent ouvertes (comment ouvrir une perspective politique ? et comment représenter le monde du travail ?) l’argumentaire du PS, toutes tendances confondues est dangereux. En affirmant que le PS a perdu à cause de la « désunion » de la gauche, les dirigeants socialistes demandent qu’on se rallie derrière leurs candidats et en clair proposent qu’il n’y ait que des candidats socialistes pour représenter la gauche… Ils ont en tête l’hégémonie politique qui ne correspond pourtant pas du tout à la réalité. Le deuxième argument a trait aux municipales. Les dirigeants socialistes, y compris ceux qui représentent officiellement la gauche de ce parti, comme Emmanuel Maurel, demande des listes d’union de la gauche aux municipales, comme s’il n’y avait pas débat à avoir sur le contenu de la politique, tant municipale que nationale. Comme si il n’y avait qu’une pensée unique au sein de la gauche (autre débat à ouvrir : qu’est-ce que la gauche et qu’est ce que le parti socialiste aujourd’hui ?)

(1)  Les passages de Rihan-Cypel sur les chaînes télévisées (BFM et iTélé) le soir même de l’élection étaient pathétiques. Le genre de prestation qui ouvre (malheureusement) un boulevard au FN…

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 22:27

L’invité du 20 h de ce soir sur France 2 était Jean-Luc Mélenchon. Le coprésident du parti de gauche n’a eu que quelques minutes pour s’exprimer mais cet entretien mené par David Pujadas était révélateur. Intéressant, d’abord parce que Jean-Luc Mélenchon, il faut bien le dire, était bon. Clair, net et sans bavure –même si son « je parle cru et dru » est parfois lassant. David Pujadas n’était pas là égal à lui même.

Lorsqu’il interroge un représentant de la gauche non bien pensante, c’est petite moue dédaigneuse, sourire moqueur. La question que lui a posé Jean Luc Mélenchon méritait tout de même une réponse. Il est vrai que les journalistes médiatiques ou médiatisés fréquentent le même monde, les mêmes endroits, vivent dans les mêmes quartiers, ont le même type de revenu que nombre d’hommes et de femmes politiques et de financiers et d’industriels. Ils ont donc les même réflexes de classe. Et là, oui, il est bon de leur demander combien ils gagnent, quels sont leurs revenus, leur patrimoine ? S’il n’y a pas conflits d’intérêt…

Pujadas se défendait en disant que les hommes politiques étaient publics. Ne lui en déplaise le présentateur du 20 h de France 2, chaîne publique, est aussi un homme public. Pujadas ferait bien de s’interroger sur la méfiance des Français –consacrée à chaque sondage- vis à vis des médias et des journalistes. Et il est dommageable d’ailleurs que par ce fait l’opprobre retombe sur tous les journalistes.

 

P.S (si l'on peut dire) Comme pour le cumul des mandats, il faudrait interdire –au moins moralement- le cumul de certains journalistes, commentateurs politiques et autres experts autoproclamés- qui passent de plateau en plateau pour nous seriner depuis des années la même chose –en se trompant la plupart du temps par ailleurs.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 00:49

Jérôme Cahuzac est qualifié de traître et de menteur par ses amis politiques. Disons-le tout net : l’ancien ministre du Budget n’est pas un traître. Le traître, pour reprendre la terminologie du PS, c’était Eric Besson, celui qui, avec armes et bagages, quitta Ségolène Royal pour Nicolas Sarkozy sans état d’âme, disant le contraire le jour de ce qu’il avait dit la nuit.

Jérôme Cahuzac n’est pas un traître. Trahir le socialisme ? Mais encore eût-il fallu qu’il soit socialiste. Un traître ? Est-il passé à l’ennemi ? Est-il parti avec les caisses du PS ? A notre connaissance non.

Quittons le terrain du scandale financier –celui de la soustraction d’une somme d’argent au fisc- pour évoquer le fond. Kouchner ministre de Sarkozy, Besson ministre de Sarkozy, l’ancien président du FMI, le président de la banque mondiale, -tous deux membres du PS- ceux qui passent allègrement des cabinets socialistes aux directions de grands groupes privés, voire de multinationales, entretiennent la confusion entre droite et gauche. Ceux qui, dans les trente deux dernières années (depuis la victoire de François Mitterrand), ont été au pouvoir pendant quinze ans à la présidence et seize ans au gouvernement, ont une part terrible de responsabilités dans ce qu’ils ont fait à la France. Car pendant ces années de pouvoir, ils ne se sont guère éloignés de la vulgate libérale.

Cahuzac n’est pas un traître, et c’est bien ça le pire.

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 01:20

Finalement Jérôme Cahuzac a craqué. Il a avoué son compte bancaire à l’étranger. Un compte pour ne pas payer l’impôt ou pour cacher la provenance de l’argent ? Mais plus personne ne doutait qu’il allait se révéler coupable présumé depuis qu’il avait présenté sa démission…Et si le président prend bien soin de préciser que c’est lui qui a demandé à son ministre du Budget de démissionner, c’est bien que l’Elysée s’attendait à ce que rapidement le colocataire de Bercy vende la mèche.

On nous dit que Cahuzac est désormais un homme brisé. Mais cet homme qui prônait l’austérité la plus dure, toujours en train de faire la leçon aux petites gens, combien de vies sa politique a-t-elle brisée ?

La vindicte de la droite est d’une rare hypocrisie. Dans un monde où les affaires, la finance, la direction des grandes entreprises, la politique se mêlent et s’entremêlent, les voir ainsi se déchaîner contre ce qu’ils appellent la gauche morale a quelque chose d’indécent. Car les cadavres cachés dans les placards, plus que les politiques, corrompus ou non, ce sont les sociétés multinationales, les financiers, les marchands d’armes qui placent de l’argent ici ou là et dont le territoire de chasse est toute la planète. A côté, le Cahuzac est un bien gagne petit.

Gagne petit, mais chez ces gens là, comme aurait dit Brel…

Cahuzac a menti, non pas parce qu’il s’était enfermé dans son mensonge et qu’il ne savait pas comment s’en sortir, comme le disent certains psychologues de comptoir. C’est beaucoup plus simple : il a menti parce que ces gens là –riches à souhait- se croient au dessus de toutes les lois. Ils se croient tout permis. La bourgeoisie est ainsi faite qu’elle n’a pas de complexes. Comme DSK qui peut sortir des millions de dollars pour avoir un appartement à New York et verser la caution aux juges américains d’un claquement de doigt.  Ce monde là, comme tant d’autres, n’a rien à voir avec le monde du travail –comme l’avait encore il y a quelques décennies le parti socialiste (même quand il avait une politique résolument social démocrate). L’important, c’est que nombre de dirigeants et d’élus socialistes défendent avec vigueur une politique d’austérité pour les couches populaires, de liquidation des conquêtes sociales et sont obnubilés par l’entreprise et la bonne marche des affaires. C’est ce corpus idéologique de ceux qui sont hostiles aux 35 heures, qui pestent contre la France qui aspire à vivre et travailler mieux qui font le lit d’un côté des Cahuzac et de l’autre des Le Pen.

On attend de la gauche du parti socialiste, si tant est qu’il y en ait encore une, qu’elle rompe et qu’elle casse non seulement avec cette politique là mais aussi avec l’organisation politique dans laquelle elle se trouve encore. Sinon, toutes les déclarations, les coups de gueule et les coups de menton apparaîtront pour ce qu’ils sont : des artifices.

Le président Hollande affirme doctement, avant de s’envoler pour le Maroc –parlera-t-il à Rabat des droits de l’homme ?- que chaque parlementaire condamné pour corruption sera inéligible à vie. Chacun sait bien que ce ne sont que des paroles. Hollande agit comme Sarkozy. Un événement, une déclaration, une interdiction. Mais il lui faudra bien passer par la case parlementaire pour la faire voter. Ce sera ensuite aux juges de décider, en fonction des lois, car l’automaticité de la peine est, elle, profondément totalitaire.

Hollande et sa majorité socialisto-radicale-écologicoverte, n’ont pas échoué. Ils n’avaient pas pour objectif de transformer la France ni d’aller vers des progrès sociaux. La société plus juste se transforme en société plus dure. Pour faire passer la pilule, le gouvernement agite encore le drapeau de l’islamophobie. Sous le prétexte bien commode de la laïcité étendue il veut faire voter une nouvelle loi dont les seules montrées du doigt seraient les femmes musulmanes.

De Cahuzac à cette politique de fermeture et d’exclusion, à cette politique dure au pauvre, il n’y a qu’un pas.

Il faut naturellement combattre ces privilégiés de la fortune mais on sent chez certains socialistes comme un soulagement : parlons des affaires, on ne parlera plus du patronat et de la  finance, des politiques antisociales, des usines qui ferment et de l’âge de la retraite repoussé aux calendes grecques, si l’on ose dire.

Un mot encore : oui, ceux qui font cette politique dure au monde du travail, il faut les nommer. Nommer les actionnaires des sociétés du CAC 40, dire où ils habitent (pas leur adresse précise on s’en moque, mais quels quartiers). Faire de même pour les parlementaires habitués des paroles austéritaires : où vivent ils, comment vivent ils, combien gagnent –ils ? Pourquoi certains députés ou maires de province habitent ils en fait à Paris –et dans les beaux quartiers ?

Les Cahuzac et consorts seront balayés lorsque la gauche aura enfin  non pas renoué mais construit une représentation politique du monde du travail.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:35

François Hollande masque la vérité et son interviewer «  de choc » se tait. Sur l’ANI, dont le président a encore une fois vanté les mérites, François Hollande s’égosille à dire tout le bien qu’il pense de ce texte et s’émerveille de sa signature par les partenaires sociaux. A aucun moment il ne dit que l’accord a été refusé par la CGT et par FO et qu’en conséquence, en prenant en compte la loi sur la représentativité, il s’agit d’un accord minoritaire. David Pujadas ne lui pose même pas la question de savoir si il est normal de ne pas tenir compte de l’avis des syndicats majoritaires (en l’occurrence CGT, FO, FSU, Solidaires…)

Le mépris des députés et de sénateurs

François Hollande va plus loin : il corsète d’avance le débat parlementaire en disant que tout amendement devrait être soumis aux signataires de l’accord. Depuis quand les parlementaires ne sont-ils plus libres ne leurs amendements et de leurs votes ?

De même sur l’accord sur les retraites complémentaires que, là aussi, François Hollande porte aux nues, Pujadas ne relève pas que la CGT et la CGPME (du côté du patronat) ne l’ont pas signé.

Le même sort que Sarkozy ?

François Hollande devrait se souvenir, même si nous sommes encore à quatre ans de la présidentielle que Nicolas Sarkozy a payé dans les urnes l’imposition à la hussarde de la réforme des retraites. Le mouvement social a la mémoire longue.

D’autant plus longue que le président, élu par la gauche, ne s’est placé que du côté de l’austérité (même s’il refuse d’appeler un chat un chat), l’injustice social, du Medef en un mot.

Entre la guerre d’un côté, la rigueur de l’autre, le chiffon rouge d’une nouvelle loi sur la laïcité (qui prend encore une fois les musulmans pour boucs émissaires), et les rodomontades sécuritaires de Manuel Valls François Hollande conduit la gauche dans le mur et ouvre donc l’espace à la droite et à l’extrême-droite.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 00:18

Ségolène Royal n'est pas que l'ancienne compagne de l'actuel président de la République; ni même la simple présidente de la région Poitou-Charentes. Elle est avant tout - et une grande partie du PS semble l'oublier- l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 qui, au premier tour, a réalisé dix points de plus que Jospin cinq ans avant, donnant ainsi un des meilleurs résultat socialiste à une présidentielle. On se souvient que le PS ne s'était pas battu, au second tour, pour la victoire. Mais elle réalisa quand même un score de 47%. De là vient la haine que certains caciques, particulièrement jospiniens, du PS lui vouent.

Et il n'est pas étonnant que ce soient les jospiniens patentés -d'après ce qui s'écrit dans "la" presse- qui lui mènent la bourre à La Rochelle et sur l'île de Ré... L'adversaire coriace de Ségolène Royal, -Olivier Forlani- pour ce second tour des législatives peut difficilement dire ou faire croire qu'il est un perdreau de l'année. Forlani au premier tour voulait montrer qu'il pouvait rassembler mieux que Ségolène Royal. Ben non. Il fit moins. En restant, il dit clairement à la droite votez pour moi afin d'éviter que Ségolène Royal ne gagne. Cela arrange la droite et une partie de l'appareil du PS qui ne digère toujours pas qu'elle ait fait mieux -beaucoup mieux- que Jospin. Et cela permettrait aussi de reculer encore l'acte politique que serait l'élection d'une femme à la présidence  de l'Assemblée.

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