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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 22:43

Distribué dans les boîtes aux lettres de l’agglomération Cœur d’Essonne –vous savez cette structure administrative imposée qui à la fois dépossède les communes et affaiblit les départements (1)- ce week-end un tract siglé de l’agglomération en question et signé d’Eric Braive (vice-président chargé de la Valorisation des déchets, le titre ne s’invente pas) et par ailleurs maire (divers gauche) de Leuville-sur-Orge, et d’Olivier Léonhart, président de la communauté d’agglomération et maire socialiste de Sainte Geneviève des Bois. Ce tract, distribué donc par la Communauté d’agglomération –c’est-à-dire payé par l’ensemble des habitants- est une critique en règle de la grève des employés de la collecte des déchets. Le tract est naturellement un plaidoyer en faveur des responsables de l’agglomération et pas un mot n’est dit des revendications des grévistes ni même de ce qu’en pensent les syndicats.

C’est du même acabit que la loi Travail de Myriam El Khomri, que Manuel Valls, François Hollande, Emmanuel Macron et consorts veulent faire passer par la force ou des jeux politiciens. Pourquoi ? Parce que ce tract démontre la réalité des rapports entre employeurs (fussent-ils une collectivité territoriale) et les employés. Les responsables de l’agglo peuvent faire distribuer un tract et le remettre dans les boîtes aux lettres des habitants, mais les syndicats, eux, n’ont pas ce moyen. La seule information qui circule est donc celle des élus opposés à la grève (dont on ne sait pas, comme indiqué plus haut, sur quoi elle porte).

Bref, une information tronquée, tout à fait dans la ligne de la loi Travail qui tend à inverser la hiérarchie des normes (celle-ci protège le faible –c’est-à-dire le salarié- par rapport au fort –c’est-à-dire l’employeur). En inversant cette hiérarchie, la loi Travail privilégiera tout le temps les employeurs et les salariés se heurteront à autant de Code du travail qu’il y a d’entreprises. C’est bien la même logique : l’employeur s’exprime, mais le salarié doit la fermer.

Ne connaissant pas les motifs de la grève, je ne me prononce pas sur celle-ci. Mais, par contre, l’empressement d’édiles de gauche à attaquer les grévistes –et à faire distribuer leur prose le week-end- me semble déjà suspect (2).

(1) Les départements ont été créés pendant la Révolution pour rapprocher les citoyens du pouvoir central. La droite et une fraction de la gauche dite de gouvernement n’a qu’une obsession : faire rendre gorge aux départements pour s’appuyer sur des structures non élues.

(2) Pendant le même week-end, nous avons reçu un sms non signé et aux propos sibyllins : « en raison d’un mouvement de grève, la collecte n’a pu être effectuée ce matin. Merci de garder vos bacs chez vous. Nous vous tiendrons informés des suites. » Pas de signature. Collecte de quoi ? Des déchets ? On n’en sait rien. On ne sait pas non plus qui envoie ce sms. Transparence quand tu nous tiens….

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 19:21

Je n’étais pas décidé à écrire dans ce blog sur les élections départementales dans le nouveau canton de Sainte-Geneviève-des-Bois. Plusieurs choses m’y ont poussé :

1- Le meeting essonien du Premier ministre qui distille la peur à tout va, tout en menant une politique de rigueur toujours pour les mêmes, qui participe à la liquidation des droits sociaux et qui, avec François Hollande, entraîne la France dans des guerres tout azimut.

2- Une lettre reçue du maire de Sainte-Geneviève-des-Bois, comme tous les habitants de la commune qui fait comme si ces élections n’étaient pas directement politiques et ne parlant que du travail réalisé par le candidat sans évoquer les choix politiques du département et du gouvernement.

3- Le passage de militants socialistes au porte-à-porte faisant la campagne de Petitta « vous savez ! tout ce qu’il a accompli… », uniquement et reconnaissant du bout des lèvres que Marjolaine Rauze est tout autant candidate que le premier pour être conseillère départementale.

Je dis les choses clairement : je ne voterai pas, au premier tour donc, pour Frédéric Petitta. Je précise, pour que les choses soient claires : je n’ai rien contre l’homme, qu’au demeurant je ne connais pas, c’est un choix politique. J’aurais été électeur inscrit à Morsang-sur-Orge, j’aurais sans réticence voté Marjolaine Rauze, mais il se trouve que je suis Génovéfain. Au soir du premier tour, le résultat du scrutin aura un impact politique. Je ne veux pas que ma voix soit comptée comme favorable à un gouvernement qui mène une politique anti-sociale et de guerre et qui par là fait le lit de l’extrême-droite (1). Or, je sais que seront comptabilisées comme socialistes les voix qui se porteront sur Petitta à Sainte-Geneviève-des-Bois (ville).

Je ne veux pas non plus être entraîné dans la défaite. Frédéric Petitta lors des dernières cantonales a fait cinq points de moins que son prédécesseur Pierre Champion dans le même type de configuration qu’aux élections précédentes, c’est-à-dire avec un candidat communiste. Compte tenu de la politique gouvernementale, tout indique que sur la commune, Frédéric Petitta fera encore moins qu’en 2011. C’est donc, par avance, un candidat de l’échec. Frédéric Petitta est par ailleurs socialiste, même si comme en 2011 il avance sans dire qui il représente (la peur de perdre, sans doute). La campagne menée par le vice-président socialiste du conseil général est apolitique et avance des présupposés dangereux. Notre candidat affirme ainsi qu’il représentera les intérêts des Val d’Orgiens. Or, une élection n’est pas faite pour que chaque conseiller départemental ne se positionne qu’en fonction des intérêts de sa ville ou de son canton. C’est l’intérêt général qui prime. Et pour ma part j’aurais préféré que le candidat de la gauche gouvernementale dise qu’il représentera le monde du travail et les classes populaires.

D’autre part, on nous appelle à voter pour des conseils départementaux dont les attributions n’ont toujours pas été votées au Parlement et alors que Manuel Valls s’était prononcé pour la disparition d’un certain nombre de département. Un coup, on défend l’agglo, qui est pourtant un maillon non démocratique et qui retire des attributions aux autres collectivités territoriales, un coup le département dont on ne sait même pas ce qu’il sera. Le vote de dimanche aura donc bien un sens politique et il doit être celui de la sanction contre ce gouvernement en ouvrant une autre politique à gauche. Or, à ma connaissance, Frédéric Petitta n’a jamais critiqué publiquement la loi Macron ni les autres textes de régression sociale du gouvernement. Il n’est pas frondeur. Il ne propose pas une alternative politique au gouvernement en place. Il ne dénonce pas le traité européen de Lisbonne. Il n’a pas protesté contre les propos haineux de Malek Boutih, député PS de la circonscription à l’encontre du maire PCF-Front de gauche de Grigny. Je ne l’ai pas entendu, –mais j’espère me tromper- contester la politique de Manuel Valls parlant de changer la population des quartiers populaires. Enfin, Frédéric Petitta, comme le PS et les grands médias, fait comme s’il n’y avait qu’un tour. Or, il y en a deux.

On aurait pu avoir deux candidats de rassemblement autour du Front de gauche et du PCF. Ces candidats auraient pu ouvrir un espoir de changement et se retrouver en tête de la gauche au premier tour. En choisissant de mettre en avant un conseiller général socialiste, on prend le risque de laisser place à la droite.

Mais justement il y a deux tours. S’il y a danger de droite ou d'extrême-droite au deuxième tour, je voterais pour les candidats de gauche arrivés en tête. Est-ce que le conseiller général socialiste est prêt à prendre un engagement similaire ?

(1) Le pire c’est que le PS joue de cette peur pour mettre une nouvelle fois le vote utile –c’est-à-dire pour lui-, en avant. Et pour un PS accroché à la politique gouvernementale et reprenant, toute honte bue, toutes les inepties économiques et sociales de la droite.

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 00:22

Les dés sont jetés. Quatre listes à Sainte-Geneviève-des-Bois. Pas d’analyse exhaustive pour le moment. Juste quelques remarques sur les deux listes de gauche. Il est dommage que sur le dépliant d’Olivier Léonhardt on ne fasse pas mention des  forces politiques qui se trouvent sur la liste, sauf avec la formule vague « soutenue par toutes les sensibilités de gauche » (ce qui d’ailleurs n’est pas exact). On sait, grâce à Monsieur Pouch - A Sainte-Geneviève-des-Bois, les étranges visions de Monsieur Pouch-, qu’il y a des communistes sur la liste, et ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Mais quid des socialistes ? Ou d’autres composantes de la gauche ? Auraient-ils peur  d’affirmer leurs options politiques ? Ce manque de politisation de la liste est un facteur négatif, qui nuit à la dynamique générale. On est fort, lorsqu’on affirme ses convictions politiques.

Autre facteur négatif –et ce depuis des années d’ailleurs- est le nom de la liste « Sainte- Geneviève avant tout ». Cela peut vouloir signifier qu’au sein du département ou de l’agglo on ne se bat que pour les intérêts de la ville et qu’on ne veut pas faire jouer la solidarité nécessaire. Ce sont d’abord les intérêts des salariés –et de ceux qui ne peuvent pas travailler- qui doivent nous intéresser en priorité. En ce sens, la liste de François Delapierre est plus représentative de la réalité du monde du travail, même si cette liste (tout comme celle de Olivier Léonhardt) compte trop de retraités –je m’en expliquerai.

Pourquoi dans ces conditions voter, quand même, pour la liste du maire sortant ? Ce choix est politique. Chacun sait que les élus communistes, dans la quasi totalité des cas, ne font pas de la politique pour faire carrière, mais pour avoir des points d’appui pour changer la société et mettre leurs forces au service d’une véritable politique sociale, combattre l’austérité, développer la solidarité en France et dans le monde. Ainsi Sainte-Geneviève-des-Bois s’honorerait si la prochaine municipalité décidait de faire Marwan Bargouthi –le Mandela palestinien, condamné à la prison à vie en Israël- citoyen d’honneur de notre ville.

Mon choix politique est clair : que la liste Léonhardt ait le maximum de voix pour faire élire le maximum d’élus communistes et leur donner la possibilité de s’exprimer en tant que tel.

Une autre voie aurait été possible : celle d’initier un rassemblement populaire autour d’un programme élaboré avec l’ensemble des habitants des quartiers populaires, de le soumettre aux partis de gauche et aux associations et si il y avait eu refus de certains d’entre eux, de construire une liste alternative. Malheureusement, cela n’a pas été possible. Dans ce cadre, il fallait choisir ce qui serait le mieux pour les habitants de Sainte-Geneviève. Un parti communiste fort est un gage de succès. A ce titre rappelons qu’aux dernières élections cantonales, le candidat communiste a doublé le score du PCF, que le candidat soutenu par le parti socialiste –et que personnellement je m’étonne de voir figurer en troisième position sur la liste (1)- a vu son score baisser par rapport à son prédécesseur.

Les communistes sont partie prenante des réalisations sociales de la ville. Le vote pour la liste Léonhardt n’aura de sens que si le parti communiste se renforce et est capable de mener une bataille politique au grand jour sur ses valeurs et ses propositions.

 

Un détail : François Delapierre écrit « notre liste rassemble des femmes et des hommes libres. Aucun n’est candidat par intérêt. Ni eux ni leur famille ne dépendant financièrement de la commune ». Précisons : le code électoral interdit déjà aux fonctionnaires territoriaux d’être élus dans la commune où ils sont employés. (Article L231du code électoral : « Les agents salariés communaux ne peuvent être élus au conseil municipal de la commune qui les emploie. »)

 

(1) Frédéric Petita (qui est l’un des seuls sur la liste dont on ne mentionne pas la profession) est déjà vice-président du conseil général, il sera probablement maire-adjoint et il est candidat à l’agglo. Cela fait sans doute un peu beaucoup.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 22:49
 

D’après Le Parisien de ce matin, François Delapierre, secrétaire national du PG aurait déclaré à propos des listes en présence à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), « les vrais communistes sont avec moi ». Le stalinisme n’est décidément pas mort : François Delapierre décide, seul, de qui est « vraiment » communiste… Quelle étrange conception du débat politique. Rappelons à ceux qui l’ont oublié : François Delapierre a été membre pendant vingt ans du parti socialiste et a même siégé à son bureau national…. Personne n’est parfait ! Cette longue osmose avec le PS lui donne donc, visiblement, le droit de définir quels sont les bons communistes et les mauvais….

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:05

Décidément le nommé Jean Pouch ne comprend rien à la politique. Ce militant de droite veut devenir maire de Sainte-Geneviève-des-Bois. Grand bien lui fasse : il concocte une liste ramasse tout, mélange d'UMP, d’UDI, de PDG (qui soutenait à fond la droite extrême de la manif pour tous…). Mais surtout le Jean Pouch en question montre son incompétence dans le tract anticommuniste qu’il tente de distribuer sur la ville. Il affirme ainsi que Philippe Decomble, responsable communiste de Sainte-Geneviève-des-Bois, serait un élu de la majorité municipale depuis plusieurs mandats. Monsieur Pouch a des hallucinations : il suffit de regarder la liste des conseillers municipaux pour voir que Philippe Decomble n’a jamais été un élu municipal. (Mais qu’il a réalisé un bon score à la dernière cantonale avec plus de 9% des suffrages). Et contrairement à ce que dit dans son tract Jean Pouch ce ne sont pas les élus communistes qui ont choisi de se rallier au maire socialiste, mais c’est un vote ultra majoritaire des communistes génovéfains qui a décidé d’une alliance politique avec la municipalité sortante. M. Pouch se trompe encore en disant que le Front de gauche est « un parti fondé par le parti de gauche et le parti communiste français ». Non, ou M. Pouch le sait –et il ment- ou il est inculte. Au choix. Le Front de gauche est un rassemblement d’organisations politiques, chacune d’entre elle gardant son indépendance. Effectivement, le PCF et le PG en sont parmi les fondateurs. Plus loin, M. Pouch nous dit qu’à la manif du 1e décembre dernier « les sympathisants communistes manifestaient bras dessus bras dessous avec le Front de gauche ». Mais non ! pas bras dessus bras dessous, puisque le PCF, c’est le Front de gauche. L’affiche qui illustre le tract de la droite et qui est censé être une affiche communiste est une affiche …du Parti de gauche…

Ce qui doit gêner la droite, c’est que les communistes ont fait le choix de la clarté : poursuivre ce qui a été engagé avec cette municipalité depuis 1959, -municipalité communiste à l’origine d’ailleurs-, ne pas permettre à la droite versaillaise de prendre le contrôle de la ville et de casser toutes les avancées sociales. Ce qui compte ce n’est pas « d’aller à la soupe » comme le dit élégamment Jean Pouch (pense-t-il à certains de ses amis politiques à Levallois ou ailleurs ?), c’est d’avoir des élus efficaces au service du monde du travail. Le fait d’avoir des élus qui ne cachent pas qu’ils sont communistes donne une nouvelle crédibilité à la future majorité municipale et c’est cela qui étrangle la droite. Les gens savent que plus le parti communiste est influent dans notre pays, plus les conquêtes sociales et le mieux vivre progressent.

Jean Pouch pourrait demander aux socialistes élus au conseil municipal qu’ils disent qu’ils sont socialistes, mais les communistes au moins vont à la bataille à visage découvert. C’est cela qui fait peur à la droite.

 

Un mot sur François Delapierre (« candidat-maire ») puisque M. Pouch en parle. Les choses auraient pu être différentes s’il ne s’était pas autoproclamé candidat sans discussion avec ses partenaires du Front de gauche. Et quand sur un des tracts signé Place au peuple, le PG s’enorgueillit que dans sa liste il n’y ait aucun élu sortant, jetant à la poubelle les élus qui avaient appelé à voter pour lui lors de la dernière législative, il montre que pour lui les élections n’ont pas pour but de gagner et donc de pratiquer une politique sociale au service du peuple, mais tout simplement d’adopter une posture qui n’engagera finalement à rien.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 00:24

Nous voilà maintenant à quelques jours du premier tour des législatives. Nul ne doute que la gauche sera majoritaire. La seule question qui vaille est bien celle-ci : est-ce que le parti socialiste et ses branches écolo (EELV) et radicale (PRG) seront majoritaires seuls où devront-ils compter avec un fort groupe parlementaire Front de gauche (PCF, PG, GU, FASE, etc.) ?

L’enjeu est de taille. Dans la dixième circonscription de l’Essonne (Morsang-sur-Orge, Grigny, Fleury-Mérogis, Sainte-Geneviève des Bois, Saint-Michel-sur-Orge) une autre question s’ajoute : peut on ne pas avoir au second tour de candidat qui se batte sur les valeurs de gauche ?

Ne disons pas de Malek Boutih qu’il n’est pas de gauche, même si nous avons une autre conception de celle-ci. Kouchner, Besson (le fameux ancien ministre de l’identité nationale !), Fadela Amara et bien d’autres étaient aussi membres ou proches du parti socialiste… La question des valeurs est donc essentielle.

Malek Boutih candidat imposé par un drôle de système au parti socialiste (des circonscriptions réservées – quelle attitude méprisante pour les candidats ainsi désignés et pour les électeurs de ces circonscriptions qui ne seraient pas des électeurs comme les autres à cause de leurs origines supposées ! Passons), et désigné à quelques voix près est contre la retraite à soixante ans, contre le smic à 1700 euros bruts, contre les 35 heures..  et on pourrait continuer comme son penchant exacerbé pour l’ordre, c’est à dire la répression.

Il y a un danger, disons le tout net. Malek Boutih, au second tour, ne recueillera pas sur son nom toutes les voix de la gauche : il n’est pas rassembleur, il divise. Il divise son parti –et par là même l’électorat socialiste- et il divise la gauche car il ne peut pas rassembler sur une ligne de droite.

Regardons d’ailleurs les candidats de droite dans la dite circonscription. Tout est fait comme si cette dernière ne voulait pas s’opposer au candidat socialiste officiel (qui, par ailleur,s ne rate pas une occasion de déglinguer Hollande et Aubry). Un candidat Modem, allié à la droite à Saint-Michel- sur-Orge, un candidat baptisé « de la droite et du centre »  qui est en fait un des piliers du petit parti libéral démocrate qui se veut ultra libéral -que l’Etat ne s’occupe que de la sécurité et la justice (la protection sociale, le rôle protecteur de l’Etat puisqu’il est le bien commun de tous est jeté à la poubelle) ; une candidate officielle du parti radical (de droite celui-là), du nouveau centre (le parti d’Hervé Morin candidat putatif à la présidentielle rallié vite fait à Nicolas Sarkozy les sondages lui donnant moins de 1% des voix) et de l’UMP Marianne Duranton. Celle-là se plaît à rappeler qu’elle est conseillère générale… mais elle oublie de dire qu’elle est élue en dehors de la circonscription à…Longjumeau et, par ailleurs, conseillère municipale de Villemoisson-sur-Orge, également en dehors de la circonscription.. Bravo, le mensonge par omission !

Bref, la droite ne présente personne de crédible, comme si elle souhaitait faire un peu de place à Malek Boutih.

Malek Boutih a toujours voulu- il l’a dit lui même- que le Ps lui serve une circonscription en or. Ce n’est pas cela la politique.

Dans la dixième circonscription où deux municipalités sur cinq sont dirigées par des communistes et où deux conseillers généraux sur quatre sont communistes, il est temps de faire place à la gauche de transformation sociale, celle qui se bat avec les salariés sur leurs revendications (hausse du smic, des bas salaires, des pension) et sur des revendications démocratiques (VIe République, planification écologique, remise en cause des traités européens).

Seuls, en fait, l’ancien directeur de campagne de Mélenchon (plus de 15% des suffrages dans la circonscription), François Delapierre et sa suppléante Marjolaine Rauze, maire de Morsang, peuvent être porteurs au second tour des valeurs de gauche et de rassemblement puisque le Front de gauche lui même, constitué à partir d’une proposition du PCF regroupe, outre ce dernier, des formations et associations politiques venus du PS, comme le parti de gauche, de l’ancienne LCR ou du NPA, des alternatifs, des autogestionnaires. Bref, en lui même, le Front de gauche est déjà l’embryon d’un nouveau front du peuple.

Un élu socialiste de plus –surtout s’il incarne une tendance sarko-compatible- ne sert à rien. Un élu Front de gauche, dans l’Essonne, cela change tout.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:06

Quand ça continue, ça recommence. Mercredi 11 janvier 2012 au matin, le bus 104 qui passe à Saint Hubert à 10 h 17, est pile à l'heure. Chauffeur et passagers aimables. Rien de spécial. Arrivée à l'Etoile : les contrôleurs montent, bloquent les portes de sortie au cas où on s'enfuirait tous pour là. Mais est-ce bien légal d'empêcher les gens de descendre? Ne pourrait-on pas parler de séquestration abusive ? J'en sais rien, mais cela doit valoir le coup de demander à un juriste. La chasse aux sans ticket est ouverte.

1- Pourquoi s'en prend on, toujours, aux habitants des quartiers populaires ?

2- Les contrôleurs sont-ils des policiers, des officiers de police judiciaire ? Car ils posent (surtout le chef) de questions surprenantes: "vous habitez chez qui?" "La personne chez qui vous habitez a-t-elle un numéro de téléphone..."

3- En sus, sachons qu'arrivés à la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois nous sommes filmés, c'est écrit en toutes lettres. Ca c'est de la responsabilité de la mairie, mais bonjour le climat, et la confiance...

4- Tout cela pose et repose la question de la gratuité des transports urbains, pour ce qui nous concerne sur le territoire de l'agglo. Les choses seraient ainsi beaucoup plus simples et plus justes. Pourquoi une partie des passagers ne payent pas? Ce n'est pas par goût de la fraude, c'est tout simplement que prendre le car aujourd'hui, c'est cher.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:53

Finissons-en, espérons-le, avec le résultat des dernières élections cantonales à Sainte-Geneviève-des Bois, ville canton comme chacun le sait.  Dans la dernière livraison de Votre ville "le magazine municipal d'information", on peut lire sous la plume du maire : "A l'occasion des dernières élections cantonales, les Génovéfains ont largement fait confiance à Frédéric Petitta pour défendre les intérêts de notre ville-canton au sein de l'assemblée départementale". Répétons-nous. M. Petitta a été élu au second tour et il ne s'agissait pas de l'envoyer à l'assemblée départementale pour "défendre" on ne sait quels intérêts, il s'agissait, pour beaucoup d'électeurs, de faire barrage au Front national. Point. Il s'est agi d'une élection politique et de rien d'autre.  Mais le plus grave n'est pas là. Dans une page intitulée "Action municipale" (tiens donc...)  Votre ville rend compte des élections cantonales, mais uniquement du second tour. Sans jamais citer le nom des candidats présents au premier tour, qui ont quand même réalisé 35% des suffrages. Aux oubliettes donc la candidate de l'UMP, le candidat du Front de gauche (PCF, PG, Alternatifs) et celui du Parti des Génovéfains. Aucun comparatif évidemment avec les élections de 2004. On se serait aperçu que le candidat de la majorité de la majorité municipale (car celle-ci n'était pas unanime à soutenir M. Petitta) avait perdu 7 points.

Le nouveau conseiller général est interviewé sur la page d'à côté. Les fonctions politiques du conseil général sont oubliées mais, là aussi, l'ancien directeur de cabinet nous assène : "le conseiller général doit bien entendu suivre au plus près les projets tant de la municipalité que ceux de nos associations afin de représenter au mieux les habitants". Curieuse conception de la politique. Quand on est élu au département (ou à l'Assemblée nationale) on est porteur de l'intérêt général, en l'occurrence ici du département de l'Essonne et non pas des intérêts particuliers, fussent-ils municipaux. Mais il s'agit là d'un débat  de fond sur ce que doit être la politique.

On cherchera encore une fois partout l'étiquette politique du nouvel élu, pourtant inscrit au groupe socialiste au conseil général. Question que ne manqueront pas de se poser nombre de militants socialistes de Sainte-Geneviève des Bois : est-ce honteux d'être socialiste?

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:15

Ils sont trois. Comme les trois baudets. Un est plutôt fort et musclé. Barbu. Il se tient en retrait, comme pour parer aux mauvais coups. Un autre, plus frêle, mais quand même pas mal taillé, semble être le chef, mais on n'est sûr de rien. Le chef, c'est peut être le fort en retrait qui observe. Le frêle, c'est lui qui fait des remarques aux gens. Le troisième est plus filiforme. Il ne dit rien ou presque. Ceux qui sont observés, c'est nous, les gens. Les gens qui sortent du RER, ligne C, qui, pour beaucoup, viennent de se taper un trajet en métro - et je vous passe les arrêts intempestifs comme sur la ligne 6 ce soir, justement. On sort du train qui, cette fois, n'a pas de retard, est à l'heure, mais dont les rames sont crades, papiers journaux (des gratuits) qui encombrent. Tiens, les gratuits, distribués à tort et à travers, s'est-on déjà pencher sur la pollution qu'ils procurent (sans même parler, on est gentil, de leur contenu) ? Bref, on sort du train. On monte dans le bus. On approche du but, dernière étape avant la maison, l'appart', chez soi, peu importe. Coup de chance, le bus est là, on n'a pas eu à attendre. On monte, donc. Trois lascars qui vérifient bien que vous passez votre carte devant la borne magnétique, des fois qu'on serait un dangereux pirate des bus. Vous slalomez un peu entre les trois, qui ont appris à faire barrage de leur corps, et vous en entendez un qui laisse à la porte -ils ont tous les droits, on vous dit,-  trois jeunes, justement, qui n'ont pas assez de fric pour se payer le billet. Le billet qui, faut le dire en passant, est largement au dessus de l'euro. Pas de petits profits. Bref, les trois jeunes remonteront à pied où alors prendront le prochain bus quand les trois contrôleurs olive (couleur de leurs z'uniformes -ne jamais oublier de les mettre en uniforme, ça leur donne du prestige, on peut dominer la société, les gens, quoi) auront fini leur journée. Pas agressifs, ce jour là en tous cas, les trois gonzes en vareuse. Tiens, on aurait pu leur demander qu'ils nous montrent leur carte de contrôleur, leurs horaires, tout ça. Nous aussi on aimerait savoir, être surs qu'ils sont en règle.

Nous voilà partis. A chaque arrêt, mêmes regards sur les passagers qui montent, même hochements de tête quand les quidams font passer leur carte sur la borne magnétique ou compostent leur ticket. Le bus brinquebale et monte la pente vers le bout du bout du monde, Saint-Hubert, chasseur devant l'Eternel, en personne. Mais nos trois cerbères, on n'ose les appeler cicérones, descendent route de Corbeil. Pour ceux qui ne connaissent pas notre belle ville de Sainte-Geneviève des Bois (son église russe; sa grotte miraculeuse; son marché - l'un des plus beaux de l'Ile de France -; sa zone industrielle; son cimetière russe - on y peut y voir la tombe de Noureev et celle de Ioussoupov, l'assassin de Raspoutine-), la route de Corbeil est l'une des premières frontières entre la partie commerçante et résidentielle qui s'étend depuis la gare, et l'entrée dans les cités un peu plus haut encore. Ont-ils peur, nos joyeux drilles? Ou bien attendent-ils de sévir sur une autre ligne ?

Il ne s'est rien passé. Chronique pour rien, donc. Non. Il y a en a un peu marre d'être toujours pris pour un suspect, contrôlé à 21 h 30 quand on rentre chez soi après une journée de boulot. Marre d'avoir en face de soi des contrôleurs qui se croient maîtres chez eux. Evidemment, il y aura toujours un adepte du bon sens qui vous dira que se sentent mal à l'aise ceux qui ont quelque chose à se reprocher. C'est comme sur le parvis de la gare. On nous informe -souriez vous êtes filmés- que nous sommes sous vidéo protection. Ah! La joile formule pour éviter le mot surveillance.

Soirée ordinaire d'une journée ordinaire. Tiens, on en rajoute. L'autre lundi soir une jeune femme se fait agresser par un petit malfrat balourd dans les couloirs du métro Porte-de-Montreuil. Le pickpocket mal dégrossi se carapate. Un peu plus loin dix agents, tiens couleur olive aussi, contrôlent tous les gens qui sortent du métro. On est lundi, c'est pas ravioli, c'est jour de Puces à Montreuil... Sécurité, vous dites?

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 00:26

Au passage... Je vois sur une affiche bleue, collée sur les murs de la ville (Sainte-Geneviève des Bois) un merci de Frédéric Petitta et Michelle Bouchon. Merci pour la confiance que les électeurs leur ont apporté, est-il écrit en substance.

49% des votants ont fait confiance, au premier tour, aux candidats du parti socialiste. Selon le vieil adage, qui vaut ce qu'il vaut :  au premier tour on choisit, au deuxième on élimine, j'ai, pour ma part, au second tour,  contribué à éliminer le candidat du Front national. Je n'ai pas accordé ma confiance à celui qui allait être élu. Comme en 2002 où j'ai voté Chirac au deuxième tour de la présidentielle. Ce n'était pas, alors, par confiance en l'ancien maire de Paris mais bien pour noyer le candidat Front national sous un flot de bulletins de vote. Ce qui dénature la politique, c'est de faire dire aux résultats électoraux autre chose que ce pourquoi les électeurs ont voté.

Au premier tour, je le répète, le candidat socialiste non déclaré a fait 7% de moins que Pierre Champion en 2004. A force de faire des campagnes apolitiques, une certaine gauche laisse le champ libre aux dégoût de la politique, au tous pourris dont on sait où cela a mené certains pays. Le deuxième tour, pour la plupart de ceux qui sont alors allés voter Petitta, alors qu'ils ne l'avaient pas fait au premier, c'était pour battre le Front national. Pas pour autre chose.

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