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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:17
Notre président élu voit poindre les régionales avec un zeste d'angoisse. La droite ne "détient" que deux régions sur les vingt-deux métropolitaines. A la mi mandat le président hyper présent (et non pas l'hyper président) se serait bien vu mener la reconquête d'un certain nombre d'entre elles.
Seulement, rien n'est moins sur. Un bon débat, bien encadré, sur des thèmes qui éloignent de la crise et de la gestion politique menée depuis plus de deux ans, serait donc le bienvenu. Un débat qui focaliserait sur l'immigré, sur l'enfant d'immigré, sur l'autre. A quelque semaines des régionales: un beau coup, pensait-il.
La tache a été confiée au nouveau converti, au petit dernier de la bande, le Besson que l'on connaît depuis quelques temps et qui s'est fait un nom en changeant d'attelage en pleine course. Et ce Besson là ne fait pas dans la dentelle. Pas d'état d'âme chez celui qui estimait que Nicolas Sarkozy possédait un passeport américain.
Mais le "coup" médiatique de Sarkozy-Besson n'est pas qu'une diversion pour préparer les régionales. Il est le point d'orgue d'une ligne politique, idéologique qui va de pair avec la criminalisation de l'action syndicale, de toute forme de contestation.
Le président, guide de notre société, décide de tout (ou plutôt il veut faire croire qu'il décide de tout), le débat est encadré par les préfets, il commence et s'arrête quand le président le décide. Ensuite, le Président dira ce qu'il faut faire. Nicolas Sarkozy croit que l'on gère une république comme un parti politique autoritaire ou comme un club.
Une République autoritaire, c'est sans doute à cela que pense le président en se rasant chaque matin, pendant que le chambellan numéro un, François Fillon, fait en fait le travail à sa place.
Tout cela est dangereux. Nicolas Sarkozy nous entraîne dans le marécage d'une division de la société française, de la xénophobie et de l'autoritarisme.

 

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Published by jacques dimet
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