Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:42

Laurent Fabius, François Hollande ont réagi et ont été capables de trouver les mots pour condamner les meurtres de Eyal Yifrach, 19 ans, Naftali Frankel, 16 ans, Gilad Shaer, 16 ans, enfants des colonies israéliennes, près d’Hébron. On ne sait ni qui les a enlevés ni qui les a tués.

Ali Al Awour, 7 ans, blessé lors d’un raid israélien le mercredi 11 juin, meurt le 14 juin (une « élimination ciblée » visait son oncle Mohammed al Awour).

Ahmed Arafat, 19 ans, tué par l’armée israélienne dans le camp de Jalazone, le 16 juin.

Mohammed Doudine, 14 ans, tué par balle par l’armée israélienne à Doura (près d’Hébron), le 20 juin.

Youssouf Abou Zagher, 18 ans, tué par l’armée israélienne à Jénine le 1 juillet (aujourd’hui même).

Ces quatre là étaient des jeunes Palestiniens. Ils n’ont pas eu droit aux une des journaux. Pas un mot de la part de Laurent Fabius ni de François Hollande.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans International
commenter cet article
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 01:20

 Valls veut que la réforme territoriale –élaborée sur un coin de table, on se demande même si elle n’a pas été jouée au bonneteau- soit adoptée avant la fin de l’année et, comme à son habitude, fanfaronne : « perdre du temps, cela n’a aucun sens », dit-il. Il réagissait au report à une date indéterminée du débat au Sénat parce que la conférence des présidents dudit Sénat a constaté la « méconnaissance » des règles fixées par la loi pour la présentation du projet de loi, comme le résume l’AFP. Le Conseil constitutionnel va être saisi. Pour les sénateurs communistes « l’étude d’impact qui doit obligatoirement accompagner un projet de loi doit comprendre un certain nombre d’éléments et de documents » qui, en l’occurrence, font défaut. Manuel Valls –l’homme qui n’aime pas les Roms, ni d’ailleurs tout ce qui n’est pas blancos- n’aime pas non plus le travail parlementaire.

Le même Valls, décidément, reconnaît que les chiffres du chômage de mai sont « mauvais ». Le premier ministre faisait un commentaire, puisque son ministre du travail refuse désormais de commenter les chiffres parce que cela n’a, pour lui, pas de sens. Merci pour les quelques 500 000 nouveaux chômeurs depuis que François Hollande- l’homme qui allait terrasser le chômage- est président de la République. Et Valls, après avoir dit que les résultats étaient mauvais, a quand même ajouté qu’il fallait se garder de tout « fatalisme ».  On dépasse les 5 millions de chômeurs et le premier ministre nous somme de ne pas être fataliste ! « L’heure est à l’action », harangue-t-il et pour cela il « compte » (ce sont ses termes) « sur les entreprises de France, avec les moyens que nous allons leur donner, la baisse du coût du travail, la baisse de la fiscalité ». Il est temps de dire à Manuel Valls, l’antifataliste, celui qui donne de l’argent aux patrons, qu’il est temps qu’il s’en aille. Depuis deux ans, Monsieur Cinq pour cent et son compère Hollande, n’ont fait qu’aggraver la situation. Qu’ils laissent la place à la gauche.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 23:58
 

Omar Sa’ad, le jeune communiste druze emprisonné pour avoir refuser de servir dans l’armée israélienne a pu quitter la prison (il a passé cinq mois derrière les barreaux) après avoir été « libéré » du service militaire. Omar refusait de servir dans une armée d’occupation et de sévir contre son propre peuple.

Le PC d’Israël attire l’attention sur un autre objecteur de conscience, en prison depuis début mai, Uriel Ferrera, jeune juif orthodoxe né en Argentine, et militant social, qui a lui aussi refusé de rejoindre l’armée israélienne pour ne pas contribuer à l’oppression du peuple palestinien. Il a été laissé nu face à ses gardes qui se moquaient de lui. Et il a subit des vexations à cause de sa foi. L’armée a interdit tout courrier de soutien à Ferrera. La semaine dernière, indique le PCI, l’armée lui a interdit de voir son avocat.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans International
commenter cet article
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:02

Manuel Valls, Premier ministre devant l’Eternel, nous en baille de belles. Voilà que notre ancien ministre de l’Intérieur (et monsieur 5% des primaires ouvertes socialistes à la présidentielle) se prend pour un chef syndical (tel que lui le conçoit évidemment) tançant les grévistes de la SNCF et les sommant de reprendre le travail. Avec cette belle formule, sortie tout droit dirait-on d’un manuel de formation de manager en déroute (1). « La grève, dit notre ancien conseiller en communication de Lionel Jospin, doit avoir un sens, ses motivations profondes doivent être comprises, ça n’est pas le cas, donc il faut que cette grève s’arrête ». Ainsi parle le maître de cérémonie.

« Nous avons abouti à un texte de loi qui refonde la SNCF, qui permet à la SNCF de préserver ses grandes missions de service public, (...) qui préserve le statut des cheminots », ajoute-t-il avec la même grâce qu’un éléphant dans un potager (et encore, les éléphants sont-ils utiles). Ce qu’oublie de dire Manuel Valls c’est que le texte qu’il nous proposait ne garantissait rien de tout cela. Que les avancées du projet de loi ne sont dues qu’à la ténacité des députés Front de gauche et à la mobilisation des cheminots. Sinon, rien n’aurait bougé. Le premier ministre affirme aussi que le texte avait été discuté en amont avec tous les syndicats. Cela veut dire quoi ? Je mouille tout le monde ? On peut discuter sans écouter et surtout sans reprendre les propositions syndicales. Valls indique aussi que la grève doit s’arrêter car les députés ont fini l’examen du projet. 1- a contrario cela justifie que les cheminots aient fait grève jusque là (et infirme totalement sa première déclaration martiale au début du conflit). 2- le texte n’a pas encore été voté, puisqu’il doit l’être mardi prochain. 3- Le Sénat doit encore l’étudier et cela ne se fera pas avant le 10 ou 11 juillet. Le Premier ministre aurait donc oublié que nous avons un système bicaméral ? 4- Bref, si on poursuit, et si on s’en tient au raisonnement de notre expert en luttes sociales, la grève devrait continuer… jusqu’à la fin de la discussion au Sénat (sans compter après la navette parlementaire,  etc.)

En résumé, le Premier ministre, comme le président de la République –et l’ensemble du gouvernement, Montebourg et Hamon compris- s’en prend toujours aux mêmes : aux salariés, à ceux qui luttent. Jamais un mot plus haut que l’autre vis-à-vis du patronat et des actionnaires. La « gauche » gouvernementale  est en train de mourir et elle souhaite entraîner tout le monde dans sa mort.

 

(1)  A propos : 120 jeunes dirigeants d’entreprise, complètement bourrés, ont mis le souk dans un train l’autre jour. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre. Les bouteilles ont été confisquées et le futur gratin du patronat a été autorisé à remonter dans le train. Aucun n’a été interpellé. Question à l’ex ministre de l’Intérieur : que ce serait-il passé si les jeunes (leur jeunesse est relative) en question avait été originaires des quartiers populaires ? La haine de classe, ça existe aussi.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:25

Sans entrer dans le fond de la réforme de la carte régionale que la présidence Hollande et le gouvernement PS-PRG veulent imposer, c’est l’autoritarisme du pouvoir qui retient l’attention. André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale déclare ainsi tout de go : « le droit d’option des départements n’a pas été retenu, parce que ça aurait ouvert des débats sans fin, chaque département aurait souhaité être rattaché à telle autre région, on n’allait plus en finir ». (1) Cela amène quatre remarques :

   1-    pour le secrétaire d’Etat les régions actuelles ont, de fait, un statut spécial : elles peuvent fusionner entre elles mais on ne touche pas à leurs frontières extérieures (à ma connaissance la France n’est pas un Etat fédéral et le régions ne constituent pas des Etats fédérés) ;

   2-    les départements ont un rôle mineur (de toute façon dans la réforme imposée, ils disparaîtront à termes), puisqu’ils n’ont pas le droit de faire telle ou telle proposition ;

   3-    enfin c’est la reconnaissance explicite que si tous les départements, selon les dires du secrétaire d’Etat, veulent changer de région, c’est bien que ce ne sont pas les départements qui posent problèmes.

   4-    Dernière remarque, ce gouvernement est toujours favorable aux élections à l’extérieur, quand elles doivent apporter une légitimité à des pouvoirs amis (Mali, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Ukraine) mais en France il en faut le moins possible. On rappelle : volonté de supprimer les prud’homales (2), report des élections régionales et départementales, véritable sabotage des européennes (3).

Un gouvernement qui impose par la force et qui se méfie des élections, cela devrait nous amener tous à réfléchir sur les urgences. Plutôt que de bâtir –ou tenter de bâtir- de nouvelles constructions politiques, peut-être serait-il temps de développer les résistances les plus larges face au gouvernement et au patronat (que l’on a, celui-là, parfois tendance à oublier).

   (1) Déclaration faite à l’issue de la réunion sur la réforme territoriale à Matignon le 4 juin dernier.

   (2) Les prud’homales sont en plus la seule élection où tous les salariés peuvent voter, quelle que soit leur nationalité. C’est peut-être aussi l’un des mobiles de la volonté de les supprimer. Quant à l’argument sur le coût des élections, il en dit long sur la conception de la démocratie qu’ont les partisans de la suppression de ces élections.

   (3) Campagne très courte, difficultés d’acheminements du matériel électoral (on se souvient de la proposition de Valls, alors ministre de l’Intérieur de supprimer l’envoi à domicile de ce matériel), etc.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:21

Manuel Valls qui refuse d’accueillir Snowden en France –peur de faire de la peine aux USA ?- se dit ce matin sur BFMTV/RMC « écoeuré » par les critiques portées contre le président Hollande. Rappelons à Monsieur Cinq pour Cent (le score qu’il fit à la primaire socialiste ouverte) que dans une république démocratique, on a parfaitement le droit de critiquer le président, tout comme le Premier ministre…. Mais les premiers « écoeurés » ce sont bien ceux qui subissent la politique PS-PRG depuis deux ans (les écolos ont pris la poudre d’escampette juste avant qu’il ne soit trop tard) : la mise en cause de la sécurité sociale, le chômage qui s’accroît, les guerres au Mali et en Centrafrique, la pose va-t-en guerre vis-à-vis de la situation ukrainienne, le racisme anti Rom, le démantèlement des collectivités territoriales sans consultations, le refus d’augmenter le Smic et d’une manière générale les salaires…. Si François Hollande et Manuel Valls peuvent se regarder dans la glace sans être écoeurés, c’est leur problème, finalement.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 12:34
 

Ce gouvernement socialiste-PRG va de provocation en provocation. Ne parlons même pas de l’allocution télévisée de François Hollande où le président lisant son prompteur ne s’aperçoit pas qu’il dit le contraire de ce qu’il voulait dire (et cela était préenregistré, bravo les super communicants). Restons en aux déclarations hallucinées de Manuel Valls le soir des élections et de sa montée au créneau lors de la réunion des députés socialistes en ne cessant d’affirmer qu’il conduirait la même politique (1). Il ne faut pas s’étonner ensuite de l’Etat de la France. Aujourd’hui François Rebsamen, le ministre du travail en rajoute dans une interview collective aux journaux du groupe Ebra. Il veut prendre le Medef au mot pour voir si les contraintes étant levées il y aurait de l’emploi de créer. Cela donne un ministre qui propose de « suspendre pendant trois ans » les seuils (création d’un comité d’entreprise et d’un CHSCT à partir de 50 salariés, délégués du personnel à partir de dix). Son idée n’est pas de supprimer ce qui existe mais de ne pas en tenir compte pour les entreprises à venir ou qui atteindraient ces seuils. Puis on verra dans trois ans, dit-il. (Sauf que dans trois ans, cela ne sera plus le même gouvernement, cela veut dire que cela sera acté définitivement). L’AFP rappelle que Jean-François Roubaud, président de la CG-PME, ayant été reçu par Manuel Valls sur cette question, avait déclaré que le premier ministre « a été sensible à cet argument et qu'on devrait rapidement ouvrir ce travail sur ces seuils sociaux de 10, de 20 et de 50 »

Et bien voilà, le patronat parle, Rebsamen applique et les salariés trinquent.

 

(1) Comme Claude Bartolone, Manuel Valls ment à propos du Front de gauche. J’y reviendrai.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:22

Il y a des jours comme ça où on se dit qu’il vaudrait mieux les passer par pertes et profits. Au lendemain même du score du Front national, deux événements sont venus renforcer ce dernier. Le président de la République, qui ne craint plus de rabaisser la fonction, est venu nous parler à 20 heures pétantes. Ça ou rien, c’est pareil. Il entend le message des urnes, dit-il, mais réaffirme que les « Européens » sont les plus nombreux. Donc nous, -je ne parle pas là du Front national- qui refusons et l’UMP, et l’UDI-Modem et le PS tel qu’il est aujourd’hui, nous ne serions donc pas Européens ? Juste une incise, je suis Européen parce que j’habite en Europe, j’y vis. C’est aussi simple que cela, même si j’ai toujours la conviction qu’avant d’être une idéologie ou une Union, l’Europe est d’abord un continent.

Revenons au président qui la veille fut pris dans les bouchons. Européen donc. Il "entend", il va aller dire à ses alter ego demain qu’il faut d’abord la croissance, la croissance, la croissance. Mais qu’a-t-il fait ces deux dernières années, incapable de juguler le chômage contrairement à ce qui était promis ? Et surtout, le président qui a de la suite dans les idées, nous dit qu’il va accélérer « ses » réformes, en particulier la remise à plat des collectivités territoriales : en un mot, regrouper des régions, détruire les départements, éloigner encore plus les habitants des lieux de décision, revenir aux féodalités d’antan.

C’est le premier événement. Le second est l’aveu devant Ruth Elkrief de Jérôme Lavrilleux,  chef de cabinet de Jean-François Copé et ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, que, oui, une partie des dépenses de la campagne électorale de celui-ci a été transférée sur l’UMP qui a payé, sous des dénominations bidons, les frais extravagants de l’ancien président. (Dans le même temps, l’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant est en garde à vue dans l’affaire Tapie).

Ces deux événements arrivés coup sur coup en cette fin de journée –l’insipidité de François Hollande et les aveux télévisés de Lavrilleux- ne peuvent que renforcer le parti de Marine Le Pen. En tout cas faire son lit.

Triste journée où l’on nous assène que tout est pourri dans la politique et où un président de la République est incapable de voir que les partis auto baptisés européens (PS, UMP, UDI-Modem) sont ultra minoritaires, parce qu’il y a eu, quand même, près de 60% d’abstention.

Rappelons au président que les principaux responsables de la montée du FN sont ceux qui à l’UMP de Sarkozy et au PS de Hollande ont refusé de tenir compte du vote de 2005, qui sont passés en force pour les réformes des retraites, qui approuvent le traité transatlantique et tutti quanti.

Certes, certes, la gauche de transformation sociale, ou la gauche radicale, ou la gauche alternative, appelons là comme on veut ne fait pas recette, même si elle ne s’écroule pas. Le risque est qu’elle se transforme en gros PSU bien sympathique, plein de bonnes idées et de construction programmatique, mais bien loin du mouvement social et, pour tout dire, du monde ouvrier. C’est là qu’il faut agir, en dépassant la construction actuelle du Front de gauche pour inventer de nouvelles formes alternatives, sur des revendications immédiates, qui changent les choses tout de suite, et non pas qui renvoient le changement aux calendes grecques. Grecques ? Finalement, pourquoi pas.

 

 

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 13:00

Bernard Tapie a encore fait des siennes, quittant le plateau d’Europe 1 non sans avoir « tapoté » la tête de son intervieweur, parce que les questions ne lui plaisaient plus. Qu’un invité quitte un plateau ou une émission, cela peut se faire. Les journalistes ne sont pas à la botte, certes, mais les interviewés ne sont pas non plus au garde à vous devant les exigences de ces derniers. Mais là n’est pas le problème.

Tapie n’aime pas, tout simplement, qu’on lui cause du fameux arbitrage qui lui a permis d’encaisser 400 millions d’euros, affaire pour laquelle il est mis en examen avec quelques pointures. Mais on dirait aussi que certains médias usent –et abusent- du Tapie pour le plaisir. Les mêmes qui interviewent complaisamment les Le Pen s’étonnent ensuite qu’on ne parle que d’eux et de Tapie. Ce dernier va-t-il être une vedette médiatique pendant les vingt ans qui viennent ?

Il y a en a plus qu’assez de cette politique-spectacle-coup de gueule qui ne débouche sur rien. Il y en a plus qu’assez de ceux qui s’en mettent plein les fouilles et croient être les porte- paroles du peuple. Si Europe 1 ne veut pas que Tapie quitte le studio en claquant la porte, il ne faut pas l’inviter. C’est plus simple et plus direct. Et cela nous fera du bien à tous.

 

Remarque toujours à propos des médias. On a tous noté le peu de cas fait au Front de gauche, et singulièrement au PCF, dans les médias durant cette campagne européenne. On notera que les journalistes de L’Humanité ne sont jamais invités  à commenter l’actualité. Par ailleurs, jamais un journaliste de la presse syndicale ou mutualiste (qui a pourtant, pour certains titres, des tirages supérieurs à tous les news magazines français) n’est non plus invité, y compris sur les questions sociales et économiques.

Le combat de classe, il existe aussi dans les médias.

 

Un dernier pour la route. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, renvoie dos-à-dos Marine Le Pen et la jeune Leonarda (15 ans aux prunes). « Leonarda et Marine le Pen ont intérêt à agir ensemble, c'est la même outrance, c'est la même manipulation, c'est le même art consommé du mensonge », a déclaré notre sagace ministre, selon l’AFP. S’en prendre ainsi à une lycéenne de 15 ans, qui n’en peut mais de sa situation, est non seulement imbécile mais aussi dangereux. Au lieu de combattre le racisme, de favoriser la libre circulation des idées et des êtres humains en Europe (et pas seulement celle des capitaux), Bernard Cazeneuve montre qu’il est en fait plus proche de Marine Le Pen qui veut fermer les frontières et développe une rhétorique xénophobe, que des valeurs humanistes que l’on pourrait attendre de quelqu’un qui se réclame (encore !) de la gauche.

Repost 0
Published by jacques dimet - dans Politique
commenter cet article
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 23:30

Voilà une information qui mérite d’être relayée. A l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC) 16 sites d’Alstom (sur 21) ont débrayé aujourd’hui 21 mai. Une délégation, accompagnée de plusieurs centaines de salariés a été reçue à Bercy pour réclamer une entrée de l’Etat au capital du groupe.

Les débrayages ont rassemblés plus de 50% des salariés, notamment au Creusot, à Villeurbanne et à Tarbes. Cela rejoint la démarche de la CGT exprimée par la lettre de Thierry Lepaon envoyée au président de la République. Elle indique notamment :

« L’expérience passée et la situation laissée par la gouvernance actuelle doivent nous servir de leçon. Les intérêts financiers ne peuvent l’emporter sur l’intérêt général. ALSTOM est le principal fournisseur de grandes entreprises ayant des missions de services publics comme EDF, la SNCF, la RATP ou AREVA par exemple.

A ce titre, les décisions prises peuvent également avoir des conséquences dramatiques sur les salariés de ces entreprises. La maintenance et l’entretien des matériels roulants représentent des milliers d’emplois. Par ailleurs, la maitrise de l’énergie, nucléaire ou renouvelable, est un enjeu national. C’est ce que la CGT a rappelé dans le cadre du débat sur la transition énergétique. »

Le secrétaire général de la CGT (link) déclare donc être favorable à « une situation permettant à l’Etat d’entrer majoritairement dans le capital d’Alstom ».

 

 

Repost 0
Published by jacques dimet
commenter cet article